2 Décembre 2022

    Portrait de Pauline Guindon

    Collaboration Jocelyne Hébert et Claudine Locqueville

    Mme Pauline Tremblay-Guindon est née à l’Hôpital St-Paul de Hearst en 1943. Deuxième d’une famille de 13 enfants, elle est la seule à être née à Hearst. Elle se dit avoir été prédestinée à y passer sa vie. Elle a grandi à Harty, en campagne. 

    Le rang de « plus vieille de la famille » l’a rejoint assez vite. Son frère plus âgé a poursuivi ses études. Pauline a abandonné les siennes pour prendre ce « rôle classique » des années 40-50. Elle a dû apprendre à faire des gâteaux (son premier à 7 ans), cuisiner des repas, repasser, repriser, garder, laver ses petits frères et petites soeurs, etc. À 20 ans, lorsqu’elle s’est mariée, elle savait « tenir maison ». Cette période de sa vie n’a pas été malheureuse, au contraire. Elle a appris de sa mère qui était rieuse et joueuse de tours. 

    Un souvenir d’enfance lui est resté… Lorsqu’elle avait environ 9 ans, ses parents lui ont donné un beau carrosse de poupée. Pauline était tellement heureuse. Moins de trois semaines plus tard, elle trouve son carrosse sans roues. Ses patenteux de frères avaient enlevé les roues pour se faire une brouette. Elle en a encore le coeur gros 70 ans plus tard. 

    Pauline a rencontré son futur mari, Fernand, lorsqu’elle avait 13 ans. Elle l’avait alors insulté, n’ayant pas aimé son approche. Quelque trois ans plus tard, ils se sont revus au Séminaire de Hearst où elle allait visiter son frère. Ensuite le destin a suivi son cours. Après de longues fréquentations, mariage en 1963. Ils vivaient alors à Kapuskasing, mais en novembre 1965, Fernand a obtenu un emploi chez Fontaine and Joanis Lumber à Hearst et la famille déménage. Ils avaient déjà leur fille Angèle (épouse de Jocelyn Brunet). Gilles (conjoint de Jocelyne Hébert) est né quelques jours avant le déménagement. En 1966, Pauline obtient son permis de conduire. Indépendance des années 60. 

    Leur troisième enfant, Michelle (dont le conjoint est Derek Lukowski), est née en 1973. Ils acquièrent une plus grande maison en 1975. 

    La vie de famille est importante pour les Guindon. Maintenant, un passe-temps favori est de faire du Facetime avec les petits- enfants et arrière-petits-enfants. 

    Durant sa jeunesse, Pauline a souvent vu sa mère rendre service autour d’elle. Une fois plus disponible, elle a bien aimé s’impliquer dans différents comités du hockey et du patinage artistique. Elle a assuré la présidence de la Boutique cadeaux des Auxiliaires de l’Hôpital Notre-Dame pendant cinq ans. Elle aimait passer le charriot dans les chambres également. Elle a été bénévole pour la Croix-Rouge et reçu une médaille de 30 ans de service. Pendant cette période, Pauline a été employée par la Croix-Rouge pour travailler comme aidante auprès des personnes âgées, travail qu’elle a adoré. Elle a aussi travaillé dans trois commerces dont elle était copropriétaire. 

    L’idée d’établir un musée à Hearst l’a intéressée. Ce fut un projet à long terme, rempli d’embuches. Plusieurs personnes se sont impliquées et sans elles, il n’y aurait pas d’Écomusée à Hearst. Dans le but de préserver le patrimoine, Pauline a fait le tour des églises du diocèse pour inventorier les objets religieux. À ce moment-là, les églises et les paroisses commençaient à fermer. Après l’obtention de permissions et subventions, son projet a été exécuté sur une période de deux étés. Au début, Pauline s’est amusée à coudre des rideaux à la mode ancienne pour les fenêtres de l’Écomusée. Elle continue de recueillir des faits historiques, car l’Écomusée lui tient à coeur. 

    La famille Guindon vit et travaille à Hearst depuis 57 ans. Une communauté à laquelle il est très facile de s’attacher, selon Pauline. Vivre dans une ville du Nord de l’Ontario n’est pas si sorcier. L’air est pur. La ville est entourée de lacs, il y a moins de population. Un secret de longévité ? Apprendre à vivre de simplicité volontaire, puisque ce n’est pas stressant… 

    Photos : courtoisie

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