8 Décembre 2022

    Les Cadets de Hearst relancent la parade à 100 %

    De nos jours, certains parents trouvent peut-être que leurs adolescents passent trop de temps devant leurs écrans et pas assez de temps dehors à faire des activités. Le corps des cadets est en plein recrutement et offre plusieurs possibilités pour les jeunes intrigués par les Forces armées ou qui désirent tout simplement joindre un groupe et profiter du plein air. 

    Les cadets, comme toutes les autres organisations, ont dû cesser leurs activités en présentiel durant la pandémie. Lisa Gauvin, qui est instructrice civile, explique qu’il y avait quand même des rencontres en ligne, mais que c’était plus difficile puisque les cadets font habituellement des activités interactives sur le terrain. 

    En ce moment, le corps de cadets de Hearst compte six adolescents et les organisatrices désirent attirer plus de jeunes. « C’est pour les jeunes de 12 à 18 ans, on les voit grandir avec nous quand ils restent longtemps. J’étais cadette moi-même et je peux témoigner que ce sont parmi les plus belles expériences que j’ai vécues dans ma vie. J’ai fait du dépassement de soi, j’ai vaincu mes peurs en faisant certaines activités », dit Mme Gauvin. 

    Mme Gauvin est une passionnée et tente de faire croitre le groupe. « Les cadets, c’est l’aventure d’une vie ! Tu vis tellement d’expériences, on essaie de promouvoir la citoyenneté, d’aider sa communauté, le leadeurship, comme être une bonne personne envers ses amis, les adultes. On promeut la forme physique, pour encourager les cadets à bouger », ajoute-t-elle. 

    Les cadets font plusieurs activités comme le tir de précision, du biathlon ou des excursions. Malgré le fait que, localement, les organisateurs sont moins spécialisés dans certains domaines, il y a toujours la possibilité d’aller faire un camp ou dans un centre d’instruction pour pratiquer des disciplines différentes. 

    Les activités sont organisées par des instructeurs qualifiés qui encouragent les jeunes à essayer des choses afin de les sortir de leur zone de confort. La fierté de l’uniforme existe encore, même si le port de celui-ci n’est pas requis à toutes les rencontres, il y a une inspection chaque mois. « C’est quand même un apprentissage de le repasser, de coudre tes badges, c’est une fierté. C’est beau à voir ! » dit-elle. 

    De plus, il n’y a aucuns frais liés à l’inscription des jeunes ni d’argent à débourser pour l’uniforme qui leur est prêté, ainsi que pour les activités. C’est ouvert à tout le monde et ça devient une opportunité d’engager un jeune dans une activité sociale pour les familles qui ont plus ou moins les moyens d’inscrire leurs enfants dans tous les sports. 

    Actuellement, Mme Gauvin et son acolyte, Marie Rhéaume, tiennent à bout de bras l’organisation locale. Elles aimeraient bien avoir un coup de main. « Ça nous prend aussi des bénévoles, des officiers pour se qualifier dans différents types d’activités. N’importe qui peut se joindre à nous. Il y a des processus à suivre comme de la formation, des vérifications de casier judiciaire. C’est quand même relié à l’Armée canadienne, car quand tu es officier tu es membre de l’Armée », explique-t-elle. 

    Pour un adulte qui aimerait apprendre de nouvelles choses et participer à des activités de plein air en forêt, le corps des cadets peut même jusqu’à offrir une rémunération advenant que les conditions soient remplies. 

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