8 Décembre 2022

    Le Conseil des Arts de Hearst ne sait plus sur quel pied danser

    Le monde des arts a été frappé de plein fouet au cours des deux dernières années à cause de cette fameuse pandémie de la COVID-19. Lors de l’assemblée générale annuelle du Conseil des Arts de Hearst, les membres ont accepté de reporter le plan stratégique puisqu’il y a beaucoup trop d’incertitudes en ce moment. 

    Les gestionnaires de salles de spectacles, les diffuseurs, les promoteurs, les artistes, les techniciens et même les employés entourant la présentation de spectacles ont vu leur vie être totalement changée et rien n’indique un retour à la normale prochainement. Il est difficile pour ce groupe de personnes de prendre des décisions concernant le futur. 

    Dans son rapport annuel, la directrice générale et artistique y est allée d’une série de mots pour qualifier l’année 2021-2022. « Tourbillon, voltige, équilibrisme, inquiétude, lourdeur, adaptation, risque, apprentissage, dépannage, nouveautés, épuisement, réapprovisionnement, bref : survivre et persévérer. » 

    Les membres du Conseil des Arts de Hearst étaient conviés à la 43e assemblée générale annuelle cette semaine et la direction a profité de l’occasion pour décrire la réalité de l’organisation. « J’étais à Montréal la fin de semaine dernière pour des rencontres et j’ai remarqué qu’il y a des endroits où la situation est beaucoup plus difficile que pour nous », indiquait Valérie Picard. 

    Le plan stratégique de l’organisme, qui se veut les grandes lignes des objectifs souhaités sur une période donnée, venait à échéance cette année. Toutefois, les incertitudes liées à la pandémie compliquent largement le travail. « Cette année, on bat des records d’assistance parce que le monde veut sortir. Il y a eu plusieurs spectacles à guichet fermé et on a d’autres spectacles avec beaucoup moins de monde et pourtant ce genre de spectacle attirait de bonnes foules avant la pandémie. On ne sait plus trop comment planifier les prochaines années, donc on propose de remettre le plan stratégique à plus tard », expliquait Mme Picard. 

    L’organisme sans but non lucratif n’est pas à l’abri de la pénurie de main-d’oeuvre. « La très petite équipe du CAH a bien fait et continuera à faire vivre les arts dans notre belle communauté et dans la région du Nord. Nous demeurons quand même satisfaits de ce qu’on a pu accomplir tout au long de l’année 2021-2022, qui était notre 43e saison artistique du Conseil des Arts de Hearst. Pour l’instant, 2022-2023 va bien en espérant que la pandémie n’apporte pas d’autres complications », ajoute Mme Picard. 

    En pleine pandémie, le CAH a quand même réussi à présenter neuf spectacles et trois expositions à la Galerie 815. 

    Conseil d’administration 

    Quatre postes de deux ans au sein du conseil d’administration étaient en élection et un autre était à pourvoir pour une année parce qu’un administrateur a démissionné sans avoir terminé son mandat. Danielle Lauzon, Marcel Marcotte, Mélissa Mercier et Sacha Vandermarel ont obtenu un poste de deux ans. 

    Pour le siège d’un an, deux personnes étaient intéressées. Ellie Mc Innis, qui était représentante jeunesse au conseil d’administration pendant la dernière année, souhaitait être de retour et s’est ajouté Saliou Cisse. 

    Puisqu’il est très rare qu’une élection soit nécessaire, la présidente, Elsa St-Onge, a consulté les statuts et règlements de l’organisme. Une règle permet d’avoir un conseil d’administration de 11 administrateurs ; les deux personnes ont ainsi été recrutées. « On a tellement de difficulté à trouver du monde et nous avons deux personnes qui veulent s’impliquer, donc on va les garder avec nous autres puisqu’on a le droit », avance la présidente. 

    Le conseil d’administration est complété par Martine Laberge et Emmanuelle Rheault. Un siège est réservé à la jeunesse, celui-ci est actuellement vacant. 

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