3 Décembre 2022

    C’est la fête pour les étudiants de l’UdeH !

    Le Magal de Touba est une fête musulmane annuelle qui est célébrée par les Sénégalais partout dans le monde. C’est en fait pour souligner le jour où l’administration coloniale française a envoyé le Khalife Cheikh Ahmadou Bamba en exil au Gabon, soit le 21 septembre 1895. Cette fête existe depuis sa mort, en 1928. Les étudiants de l’Université de Hearst originaires du Sénégal et leurs invités se sont réunis vendredi dernier. 

    Ahmadou Bamba est le fondateur de la confrérie mouride, dont les membres préparent une fête chaque année. Ce chef musulman adorait écrire, et on estime justement le nombre de ses textes en arabe à plusieurs milliers. Il voulait enseigner la volonté du Prophète en montrant au peuple comment bien interpréter le Coran. Ahmadou Bamba n’était pas le seul à résister à la colonisation française, cependant les autres n’ont pas tous eu la chance de survivre aux épreuves comme il l’a fait. C’est pourquoi, chaque année, une grande célébration est organisée et cette fois, Hearst a fait partie de la fête. 

    L’évènement se déroulait au sous-sol de l’hôtel/motel Travel Inn. La salle était décorée, des microphones et des hautparleurs étaient installés pour la période des chants, les tables étaient remplies de nourriture et de boissons pour tous. Une cinquantaine de personnes ont assisté à cet évènement. 

    Des pratiquants se sont déplacés de Timmins et de Kapuskasing afin de ne pas manquer la fête. Il s’agissait d’un moment de socialisation entre les étudiants des différents campus, mais aussi beaucoup de diplômés ont participé à cette soirée. Les organisateurs ont tous contribué aux frais qu’impliquait la préparation, et les femmes avaient concocté divers plats pour le souper. 

    Lorsqu’interrogés à propos de la quantité incroyable de nourriture qu’on y retrouvait, les participants ont expliqué que, selon la tradition lors de la fête, tout le monde devait manger à sa faim et une fois rassasiés, les gens partageaient entre eux les restes. 

    Plusieurs convives n’étaient même pas des Sénégalais ou mêmes musulmans, mais étaient présents pour la célébration. Un petit groupe de cinq à sept personnes chantaient et les autres étaient assis et profitaient du moment. Pour plusieurs d’entre eux, c’est apaisant d’écouter leurs confrères. 

    Photos : Renée-Pier Fontaine

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