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Y aura-t-il un jour un autre taxi à Hearst ?

Il n’y a plus de service de taxi depuis maintenant huit mois à Hearst. L’hiver commence, le temps des Fêtes est arrivé et une fois de plus, il n’y aura pas d’Opération Nez rouge et ajoutez à tout ça la pandémie qui semble vouloir revenir faire son tour. Pour l’instant, il n’y a pas vraiment d’espoir de retrouver ce service de sitôt, même pas avec Uber.

Pour compenser la perte du service de taxi, l’Association des transports communautaires de Hearst a allégé les règles de l’autobus communautaire. Pour une somme de 3,50 $, une personne peut faire appel au service d’autobus pour se rendre, entre autres, au travail, à un rendez-vous médical, l’épicerie, la pharmacie, la garderie ou un centre éducatif du lundi au vendredi, de 8 h à 17 h, et le samedi de 9 h à 15 h. À l’extérieur de ces heures, les citoyens doivent s’organiser.

Le maire de Hearst a bien tenté de lancer quelques perches, mais sans succès. « Je pense que l’autobus communautaire est un plasteur sur le bobo. J’ai même été rencontrer le propriétaire du taxi à Kapuskasing à trois reprises, puis la réponse qu’il m’a donnée c’est qu’il aimerait bien être capable de nous desservir, mais c’est le même problème qu’il y a partout ailleurs, on n’a pas de chauffeurs », éclaircit Roger Sigouin.

On est bien loin des deux stations de taxis qui ne fournissaient pas à la demande il y a une vingtaine d’années. La réalité est très différente aujourd’hui et la demande a elle aussi changé. Il ne reste qu’un seul bar en activité et les soirées festives se font beaucoup plus rares. Le nightlife n’est vraiment plus ce qu’il était à Hearst et cette clientèle utilisait grandement le service de taxi.

Aujourd’hui, les entreprises se sont habituées à offrir un transport à leurs employés lors de leurs partys.

Uber

Le service en ligne Uber prend de plus en plus d’ampleur, mais ne semble pas intéressé aux petits marchés comme Hearst. « Malheureusement, j’ai parlé à un représentant d’Uber et c’est eux autres qui décident dans quelle ville ils s’établissent », explique Éric Picard, directeur général de la Ville de Hearst. « Eux autres, ils ont une banque de données qu’ils utilisent et ils aiment se tenir loin des petites municipalités parce que le retour à l’investissement est moins haut. On a mis notre nom sur la liste, mais je ne pense pas que ça ne change rien. »

Le maire lance un appel à tous. Si une personne souhaite se lancer en affaires et démarrer un taxi, des portes pourraient s’ouvrir à la Ville. « Moi, j’encourage cette personne-là à venir s’assoir avec nous autres pour voir comment on peut aider », invite M. Sigouin.