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Notre cerveau est encore mieux protégé qu’on ne le pensait. Entre le crâne et lui, on connaissait jusqu’ici trois membranes, ou méninges. Vient de s’en ajouter une quatrième, qui fait partie, littéralement, du système d’élimination des déchets.

Appelée SLYM (subarachnoid lymphatic-like membrane), elle est très mince —d’où le jeu de mots avec slim, ou mince en anglais) : à peine quelques cellules d’épaisseur en certains endroits. Elle est située dans l’espace subarachnoïdien, qui sépare deux de ces membranes, appelées arachnoïde et pie-mère.

Elle est trop mince pour pouvoir être repérée par les technologies modernes qui peuvent observer l’activité du cerveau depuis l’extérieur. Et elle se désintègre lorsque le cerveau est retiré du crâne lors d’une autopsie. Les chercheurs du Danemark et des États-Unis qui décrivent son existence le 6 janvier dans la revue Science expliquent avoir d’abord utilisé des marqueurs génétiques chez des souris pour la repérer, puis avoir confirmé son existence en dissolvant les crânes de corps donnés pour la recherche.

Le lien entre cette découverte et l’élimination des déchets : notre cerveau dispose d’un système d’élimination des déchets qui lui est unique, appelé le système glymphatique : découvert il y a une dizaine d’années, il est composé de cellules dites gliales qui drainent les déchets produits par les autres cellules, vers l’extérieur. Or, il s’avère que cette couche SLYM sépare cette « circulation » de déchets du liquide cérébrospinal qui, lui, est indispensable au bon fonctionnement de notre matière grise.