26 septembre 2022

    Une escalade syndicale fait monter la tension

    Ce fut une semaine mouvementée pour certains étudiants au niveau collégial, à la suite de la nouvelle d’une escalade syndicale qui pourrait mener à une grève totale des employés collégiaux d’ici la fin de la semaine. Le 14 mars, les membres du syndicat SEFPO, représentant les professeurs, instructeurs, bibliothécaires et conseillers des collèges de l’Ontario, ont fait savoir au Conseil des employeurs des collèges (CEC) qu’un retrait de services allait commencer à partir du 18 mars à minuit en vue de régler les conflits de travail. 

    Lundi, l’équipe de négociation du personnel scolaire représenté par le syndicat a envoyé une lettre aux présidents des collèges annonçant son intention d’aller en arbitrage volontaire des différends « pour sauver l’année scolaire ». JP Hornick, présidente de l’équipe de négociation, dit que le personnel essaie d’éviter une grève, mais le CEC ne répond pas à leurs demandes. « Nos membres se battent pour offrir la meilleure éducation qui soit aux étudiants », déclare Mme Hornick. « Nous n’avons fait aucune demande déraisonnable. Toutes nos revendications sont réalistes. » 

    Une offre finale du CEC a été rejetée le mois dernier par le syndicat. 

    Le 15 mars, le Conseil du Trésor, responsable de l’application du projet de loi 124 qui gère la rémunération des employés, a confirmé que les revendications du SEFPO ne se conforment pas à la loi dans le contexte législatif actuel et que ladite loi invaliderait les demandes du syndicat. 

    À l’heure actuelle, le CEC tente de poursuivre des pourparlers avec le syndicat. « Cette décision a un impact considérable sur les demandes du syndicat », est-il publié dans un communiqué du CEC daté du 15 mars. « La direction a donc écrit officiellement au syndicat pour lui demander de retirer immédiatement ses menaces de grève et de retourner à la table de négociations. » 

    Le personnel scolaire avait entamé une grève de zèle en décembre dernier, essayant d’éviter un piquet de grève. L’équipe de négociation déplore les « menaces contre des membres individuels du personnel scolaire » ainsi que la direction du CEC vers un lockout. 

    Le CEC annonce qu’il est prêt à reprendre les négociations du 18 au 20 mars. « Il n’y a aucune raison de causer du tort aux étudiantes et étudiants. La direction a déclaré à plusieurs reprises depuis novembre qu’elle ne prendrait aucune mesure pour mettre le corps professoral en lockout. » 

    L’arbitrage des différends est un mode de résolution de conflits durant lequel les parties impliquées font appel à un arbitre neutre. Ce dernier note les propositions de chacune des parties pour trouver un compromis acceptable. Selon le syndicat, le CEC tente d’imposer un arbitrage ne prenant pas en compte la proposition des deux parties. 

    Warren Thomas, président, annonce qu’il y a encore espoir d’éviter une grève. « Je suis convaincu que nous pouvons conclure une entente à la table de négociations », commente M. Thomas. « Une entente est possible. Nous pouvons éviter une grève compliquée qui n’est dans l’intérêt de personne. » 

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