26 mai 2022

    Une économie relancée et des fonds pour les langues officielles

    FRANCOPRESSE – Le gouvernement fédéral annonce l’injection de 16 millions $ en vue de la mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles en 2022-2023. La ministre des Finances, Chrystia Freeland, en a fait l’annonce le 14 décembre dans sa mise à jour économique. Les nouveaux fonds seront divisés entre Patrimoine canadien, le Secrétariat du Conseil du Trésor, le Bureau du commissaire aux langues officielles et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada.

    Inès Lombardo – Francopresse

    Mélanie Tremblay – Francopresse

    Chrystia Freeland – Portrait officiel Ottawa, ONTARIO, Canada
    Crédit : Mélanie Provencher, House of Commons Photo Services

    Cette somme de 16 millions $ s’ajoute aux 6,4 millions $ annoncés dans le budget 2021-2022, destinés à la modernisation de la Loi sur les langues officielles (LLO). 

    Les nouveaux fonds sont destinés à « la mise en œuvre du projet de loi visant l’égalité réelle du français et de l’anglais et le renforcement de la Loi sur les langues officielles, une fois la sanction royale obtenue », tel qu’indiqué dans la Mise à jour économique et budgétaire 2021.

    Le ministère des Finances n’a pu fournir les détails quant à la distribution de cette somme entre les quatre ministères visés par la mise en œuvre du projet de loi de modernisation de la LLO.

    À lire aussi : Une certaine place pour les francophones dans le budget fédéral

    Les finances se relèvent de la COVID

    « Nous nous sommes grandement remis du traumatisme économique. Il reste encore des défis : Omicron est un grand défi et l’abordabilité est un grand défi », a précisé la ministre en conférence de presse. 

    Chrystia Freeland dresse un portrait plutôt positif de la santé économique canadienne malgré la crise de la COVID-19. 

    Le pays enregistre un déficit de 327,7 milliards $ pour l’année 2020-2021, soit 26,5 milliards $ de moins que prévu au budget présenté en avril dernier. 

    À lire aussi : Budget fédéral 2021 : plus de 100 milliards pour assurer la relance

    La ministre attribue la bonne performance économique aux appuis financiers offerts aux particuliers et aux entreprises dès le début de la pandémie ainsi qu’à la reprise économique robuste après la première vague. 

    « Il a été couteux de maintenir l’économie canadienne en vie pendant que nous entrions en hibernation en réaction à la COVID-19. Nous savions toutefois que le maintien de la solvabilité des familles et des entreprises canadiennes aiderait notre économie à rebondir », a déclaré la ministre lors de la présentation de la mise à jour.

    La montée du variant Omicron

    Le gouvernement prévoit des dépenses supplémentaires de 4,5 milliards $ pour poursuivre la lutte contre la COVID. De cette somme, 500 millions $ serviront à adapter les mesures contre la COVID aux frontières et 4 milliards $ seront destinés à l’appui aux subventions salariales, à la subvention pour le loyer et à la PCU « si c’est nécessaire », a précisé la ministre Freeland.  

    Ces nouveaux fonds s’ajoutent aux 7,4 milliards $ annoncés dans le projet de loi C2, Loi sur la relance économique relative à la COVID-19.

    C’est justement dans un souci de prévention de la propagation de la COVID que la ministre a choisi de présenter la mise à jour économique en mode virtuel, après avoir appris que deux membres de son équipe ont obtenu des résultats positifs à des tests rapides. 

    La ministre a confirmé en conférence de presse qu’elle n’avait pas été en contact directement avec les membres affectés et qu’elle-même a passé deux tests moléculaires dont les résultats étaient négatifs. 

    « Je suis inquiète de la montée du variant Omicron, qui selon les informations que nous avons est beaucoup plus virulent et transmissible que les autres variants. J’ai donc pris la décision ce matin de donner l’exemple de protéger les membres de la Tribune [de la presse], les députés et mes collègues du Cabinet […] », a-t-elle précisé devant les médias.

    Réduction des délais en immigration

    Le fédéral prévoit injecter 85 millions $ au total dans l’immigration au Canada en 2022-2023. Les fonds serviront à traiter à la fois les demandes de résidence permanente et temporaire. Une somme qui permettrait aussi de « réduire les délais de traitement » des demandes, entre autres. 

    Le commissaire aux langues officielles a montré du doigt le ministère de l’Immigration à la fin novembre parce qu’il n’a jamais atteint la cible de 4,4 % d’immigration francophone à l’extérieur du Québec, une cible fixée pour la première fois en 2008. 

    IRCC rate sa cible en immigration francophone depuis 13 ans par « manque d’intérêt »

    Faits saillants

    • 40 milliards $ pour la réparation des dommages subis par les Autochtones dans les pensionnats.
    • 2,1 milliards $ pour le prolongement des prestations de relance économique pour les proches aidants et prestations de maladie pour la relance économique.
    • 1,3 $ milliards sur 6 ans à compter de 2021-2022 et 66,6 millions $ dans les années suivantes pour accueillir 40 000 Afghans et leurs familles.
    • 742,4 millions $ pour un allègement de la dette des étudiants qui ont reçu la PCU sans y avoir droit, mais qui étaient admissibles à la PCUE.
    • 100 millions $ versés aux provinces et territoires et 10 millions $ pour les Premières Nations pour l’amélioration de la ventilation dans les écoles et les bâtiments communautaires.
    • 85 millions $ — Augmenter le traitement de plus de demandes de résidences permanentes et temporaires et réduire les délais de traitement en 2022-2023.
    • 60 millions $ — Fonds pour la résilience des travailleurs du secteur des spectacles sur scène du Canada en 2022-2023.
    • 16 millions $ — Mise en œuvre de la Loi sur les langues officielles en 2022-2023.
    • Crédit d’impôt de 15 % pour les enseignants et les éducateurs en petite enfance pour des dépenses totalisant au plus 1 000 $ pour des fournitures admissibles 
    • 300 $ par semaine pour les travailleurs en cas de confinement en 2022
    • Prolongement du programme d’embauche pour la relance économique jusqu’au 7 mai
    • Prolongement du crédit pour les entreprises qui ont subi d’importantes pertes de revenu jusqu’au 31 mars 2022.
    En septembre 2021, un peu moins de 300 000 résidences permanentes étaient délivrées par IRCC, soit le même nombre pour la même période en 2019, avant la pandémie. Le seuil est fixé à 401 000 résidents permanents pour 2021. (Crédit : Capture d’écran – Francopresse)

    Crédit photo principale : Inès Lombardo – Francopresse

    Autres Articles