23 janvier 2022

    Une créatrice et entrepreneure qui perpétue l’artisanat de nos ancêtres !

    Danika Jacques est une jeune femme de 27 ans, mère de famille et épouse, qui travaille à temps plein et partage une passion : le tricot. Elle a commencé à tricoter à l’âge de 10 ans avec sa mamie Loraine qui lui a enseigné la base du tricot. Ambitieuse, Danika a choisi une couverture comme premier projet. Mais à l’adolescence, elle a mis de côté ce passetemps jusqu’à ce qu’elle décide de s’y remettre 10 ans plus tard.

    Danika Jacques a fait du tricot son principal passetemps et a même lancé sa petite entreprise. Elle tricote chaque fois qu’elle en a l’occasion. Grâce à des vidéos sur des chaines comme YouTube, la passionnée du tricot a pu améliorer ses techniques et créer de la variété dans ses produits.

    « Pour ce qui est du crochet, c’est ma collègue de travail Andrée qui m’a montré ça il y a environ trois ans. J’avais essayé le crochet toute seule et je ne figurais pas comment ça fonctionnait avec juste une baguette au lieu de deux. Elle me donnait des devoirs et des leçons et j’ai réussi avec son aide à faire du crochet. Depuis ce temps-là, je regarde de nouveaux patrons et d’autres vidéos, c’est vraiment ça qui m’aide à évoluer et à créer de nouveaux produits », explique-t-elle avec enthousiasme.

    Son évolution ne s’arrête pas là. Durant son congé de maternité, Danika avait davantage de temps à consacrer à sa passion et de plus en plus de gens s’intéressaient aux produits qu’elle vendait sur sa page Facebook personnelle. « J’avais beaucoup de commandes pour des couvertes pour les showers de bébé et chaque fois que j’en publiais une, j’avais des demandes pour en faire d’autres », dit-elle.

    Par peur d’inonder ses amies avec tous les produits qu’elle avait à vendre, Danika décide de créer, en février 2020, une page Facebook destinée à la vente. « Depuis ce temps, j’ai de plus en plus de commandes différentes, mais j’avais de la misère à sortir de ma zone de confort. Quand mon amie m’a demandé de faire des petites bottes pour sa fille qu’elle attendait, je me suis mise à faire des recherches pour trouver de nouveaux patrons et maintenant les tuques et les pantoufles sont très populaires », affirme Mme Jacques.

    À ses débuts, sa clientèle était surtout composée d’amis de la famille, mais aujourd’hui la principale intéressée a tellement une grande clientèle qu’elle se sent très privilégiée d’être dans une communauté qui encourage les gens d’ici. « Cette année, les gens ont pensé à moi pour leurs cadeaux de Noël et ont commandé d’avance parce qu’ils savaient que je serais occupée pendant le temps des Fêtes. Je ne pensais pas que ça prendrait cette ampleur-là. Au début, je me disais tant mieux si je peux vendre quelques morceaux, ça va m’aider avec la laine, mais maintenant c’est beaucoup plus que cela », dit-elle.

    Pendant la pandémie, la femme d’affaires a tenté d’ajouter un nouveau service avec une machine à coudre, mais elle a vite réalisé que ce n’était pas sa passion, car le temps consacré devant la machine à coudre est plus long que de tricoter quand bon lui semble. Elle a plutôt décidé d’ajouter à sa collection des masques réversibles depuis que la pandémie est commencée. Elle fait aussi affaire avec la compagnie Follow Her North qui lui achète des tuques avec un patron unique et s’occupe de la vente et de la distribution.

    On peut suivre Danika Jacques via sa page Facebook The Knitting Queen sur laquelle ses prix et ses choix de laine sont affichés.

    Photo : Renée-Pier Fontaine

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