2 octobre 2022

    Un voyage au nord du Manitoba : un prix qui sort de l’ordinaire !

    Au début de 2021, j’ai participé au concours Les rendez-vous de la Francophonie annoncé dans le journal Le Nord. 

    À ma grande surprise, je gagne le premier prix : un voyage en train VIA Rail d’une valeur de 3000 $ ! Puisque je suis bénévole aux Médias de l’épinette noire, j’ai cru bon de me donner comme « devoir » de rédiger un compte-rendu de mon aventure vers cette région nordique qui m’était encore inconnue, tout en observant le rayonnement de la francophonie autour de moi. Ce que j’ai constaté m’a souvent étonnée ! 

    Au cours des prochaines semaines, je tenterai de vous faire vivre ce voyage par mes écrits.

    Le 21 aout dernier, je suis donc partie avec mon amie Gaëtane Vaillancourt, choisissant Churchill au Manitoba comme destination, le pays des ours polaires ! Premier segment : de Hearst à Longlac où des amis, Amy et Joey, prendront mon auto en pension pendant douze jours. 

    Puis, départ de Longlac prévu pour 5 h 34 vers Winnipeg en classe économie… 760 km, 15 heures. En montant dans le train, Colin, un employé originaire de Winnipeg s’adresse à nous dans un excellent français. Il devient vite notre « ami » ! Ça commence bien !! 

    Chemin faisant, nous parlons en anglais avec un homme qui s’en va lui aussi à Churchill le lendemain, avec son gros appareil photo ! Toute la journée, rien d’autre à faire que de relaxer en regardant défiler la nature. Nous voyons des épinettes et des cours d’eau, Nakina, Armstrong, Sioux Lookout, Minaki… Finalement, une région urbaine : Winnipeg ! 

    Si le trajet prend autant de temps, c’est que VIA Rail doit souvent, très souvent, se tasser sur une voie d’évitement pour laisser passer les trains de marchandises du CN qui sont propriétaires des rails et qui, par conséquent, ont priorité. 

    Nous passerons la nuit à l’hôtel Inn at the Forks, avant de prendre une correspondance pour Churchill, une communauté isolée située au bord de la baie d’Hudson. La seule façon de s’y rendre est en train ou en avion. 

    Le lendemain matin, à la gare de Winnipeg, nous revoyons l’homme qui s’en va à Churchill avec sa grosse caméra… et la conversation continue, en français. Il est d’origine russe, géologue à la retraite. 

    Avant de partir, nous avons le temps d’examiner l’architecture de cet édifice patrimonial, construit au début des années 1900. Sa grande voute centrale est magnifique ! On se penserait à New York !

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