26 septembre 2022

    Un Sénégalais impliqué dans sa communauté d’accueil

    La clientèle régulière du Tim Hortons de Hearst a probablement été servie au moins une fois par Babacar Fall. Son énergie et son sourire font en sorte qu’on le remarque rapidement. 

    Babacar est arrivé à Hearst en 2019 en provenance de Dakar, la capitale du Sénégal. Titulaire d’un cours universitaire de premier cycle en comptabilité au Sénégal, il a été informé par une amie qui étudiait à l’Université de Hearst de l’opportunité de faire un bac en administration des affaires dans une institution francophone avec des cours en bloc. « Je me suis dit que de faire mon cours en administration des affaires ici, le marché du travail serait beaucoup plus ouvert, donc pourquoi ne pas venir ici », indique-t-il. 

    Babacar est aussi membre des pompiers volontaires de la Ville de Hearst depuis le mois d’avril 2021. « Le fait d’être pompier ici, c’est juste ma passion. Quand j’étais au Sénégal, j’ai toujours voulu rejoindre les militaires, mais bon, je n’ai pas eu l’occasion. J’ai aussi grandi à côté d’une caserne, donc je voyais les pompiers et tout. Quand je suis arrivé à Hearst, j’ai rencontré une personne qui fait partie de l’équipe ; il m’a expliqué comment ça fonctionnait. Je me suis dit, pourquoi pas ? Je travaille à temps partiel et je vais à l’école, et le reste du temps je ne fais rien ! » Depuis qu’il a intégré les rangs des pompiers volontaires, Babacar a eu l’occasion d’acquérir de l’expérience étant donné qu’il y a eu plusieurs incendies au cours de la dernière année. 

    La religion prend une place importante dans la vie des Sénégalais, catholiques ou musulmans. C’est une des grandes différences culturelles entre les jeunes de la communauté de Hearst et les étudiants provenant du Sénégal en particulier. L’Islam étant une religion peu connue dans la petite ville, les lieux de culte sont inexistants. Les étudiants se rassemblent donc à différents moments pour prier, mais aussi lorsqu’il y a des fêtes religieuses importantes. Depuis l’arrivée de la COVID-19, le groupe d’étudiants est plus prudent et se rassemble moins souvent qu’avant, mais ils font quand même leurs prières tous les jours, individuellement. 

    Les activités d’hiver n’effraient pas Babacar depuis son arrivée au pays. Il a essayé plusieurs sports d’hiver comme le ski de fond, la raquette, la glissade, etc. Cet hiver, on lui a proposé d’essayer la pêche sur la glace et de faire des randonnées en motoneige. Étant quelqu’un qui aime bien le froid, la différence de température ne l’a pas choqué, c’est plutôt le taux d’humidité qui est plus difficile à endurer. « À Dakar, c’est très sec ; ici c’est plutôt humide. Même que lors des grandes chaleurs l’été, je dois dire que la chaleur est plus forte ici à cause de l’humidité. » 

    Babacar finira son bac cette année, au printemps 2022, et souhaite trouver un emploi dans la région, car il aimerait bien rester à Hearst. 

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