15 août 2022

    Réduire mon empreinte écologique : connecter avec la nature

    J’ai rencontré Sophie Gagnon lorsque j’ai été invitée à présenter ma quête pour réduire mon empreinte écologique dans un cours sur le développement durable dans lequel elle était étudiante. En la rencontrant, j’avais l’impression que je pouvais apprendre beaucoup d’elle en lien avec la nature et l’horticulture. 

    Sophie a grandi sur une terre avec ses parents qui pratiquaient l’autosuffisance alimentaire. Elle a quitté la région pour étudier l’horticulture à Ottawa et y est restée pendant une vingtaine d’années. De retour à Hearst, elle réalise à quel point elle s’était ennuyée de la nature et elle habite toujours sur la terre avec ses parents. Le jardin est aujourd’hui beaucoup plus petit, mais ils élèvent encore des poules pondeuses et des dindes à viande. 

    Bien que Sophie se considère comme novice en la matière, elle s’intéresse beaucoup au pouvoir médicinal des plantes. Elle s’amuse à récolter des fleurs et des feuilles pour en faire, par exemple, des crèmes ou des tisanes. Elle en ajoute également dans ses repas, par exemple aux soupes. « Ça donne un petit gout de forêt, et j’aime ça », témoigne-t-elle. Les surplus sont déshydratés et rangés dans ce qu’elle surnomme sa « petite armoire de sorcière ». Cette méthode lui permet d’en conserver à longueur d’année. 

    En fouillant dans sa dizaine de livres sur le pouvoir médicinal des plantes, Sophie s’est concentrée à étudier des « mauvaises herbes » très communes dans notre environnement. Elle raconte avoir joué beaucoup avec la prêle, le trèfle et le pissenlit puisque c’est accessible partout. Il est très surprenant d’apprendre combien de plantes sont comestibles. Avec la fleur de pissenlit, Sophie fabrique un miel. La racine, pour sa part, est excellente en tisane et les feuilles peuvent être consommées en salade. Le plantain peut également se déguster en salade, mais se transforme aussi très bien en crème pour apaiser l’exéma. 

    Sophie raconte que lorsqu’elle a commencé à explorer les plantes, les gens lui conseillaient d’en choisir une ou deux pour commencer. « Il ne faut pas commencer par quinze, mais j’ai le gout de tout apprendre en même temps », rigole-t-elle. Comprenant très bien à quel point les fleurs sont importantes pour les abeilles, elle ressent de la culpabilité lorsqu’elle en récolte. « Toutes les fois, je me dis que j’enlève de la bouffe aux abeilles ». Néanmoins, l’utilisation de ce qu’on trouve dans notre environnement demeure un geste meilleur pour la planète que d’acheter des produits. 

    Dans un autre ordre d’idées, depuis son retour à Hearst il y a quelques années, Sophie pratique le reiki et le chamanisme moderne dans son entreprise Gaïa en nous. Dans son rôle de Modern Shaman, elle utilise l’énergie des plantes pour la guérison. Elle explique que dans le chamanisme, on connecte avec la nature. « C’est de savoir, est-ce que la nature a un message pour moi ? ». Les esprits des plantes et des arbres peuvent être invoqués selon les besoins de la personne. 

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