26 novembre 2022

    Record de médiocrité en matière de votes en Ontario

    Près de 6,1 millions de personnes aptes à voter en Ontario ont négligé leur devoir de citoyen. Un total de 10 760 433 électeurs étaient invités à élire un nouveau gouvernement à Queen’s Park, mais plus de la moitié ont préféré demeurer chez eux. Plusieurs élus et critiques en politique y voient un message dangereux de la part de la population. 

    La moyenne participative aux élections provinciales en Ontario est d’environ 54 %. Le plus bas taux de participation avait été inscrit en 2011 avec un taux de participation à la hauteur de 48 %, quand même très loin des 43,03 % de participation à l’élection du 2 juin dernier. 

    Selon les politiciens eux-mêmes, l’année 2022 passera à l’histoire. « Je pense qu’à chaque élection, on voit de moins en moins de monde intéressé à la politique », mentionne Gilles Bisson, défait dans le comté de Timmins après 32 ans comme député à Queen’s Park. « Dans cette élection-là, on a vu vraiment le malaise de la covid, le monde était écoeuré, ils étaient juste contents d’être en dehors de la COVID-19, sans masque ni règlementation. Et, on ne doit pas oublier que l’été s’en vient; ça a joué dans le faible taux de participation aussi. » 

    À l’instar de la province, le comté de Mushkegowuk-Baie James a vu son taux de participation à moins de 40 %. 

    Au micro de l’émission l’Info sous la loupe le lendemain des élections, l’ex-ministre aux Affaires francophones sous le gouvernement libéral de Kathleen Wynne, Madeleine Meilleur, a dit souhaiter voir des changements. « Moi, j’explique ça de cette façon-ci : on sort de la pandémie et il y a la guerre en Ukraine qui ont influencé. La campagne a été courte et il y avait deux partis de l’opposition qui étaient faibles. Alors tout ça a fait que les gens se sont dit : moi je ne sais pas pour qui aller voter et de toute façon le parti progressiste-conservateur va gagner. 

    Tous les politiciens de toutes les allégeances, les professionnels en matière de politique et les analystes politiques sont unanimes, la politique est malade au Canada et il y a urgence dans la demeure. On a la chance de vivre dans un pays démocratique où on peut dire pour qui on va aller voter, on peut critiquer et on peut faire la différence, alors il faut s’assurer que chaque parti encourage les gens à aller voter », indique Madeleine Meilleur qui représente l’opinion de la plupart des personnes touchées de près ou de loin par la politique.

    Photo : toronto.com

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