27 juin 2022

    Quel est l’avenir du Parti libéral en Ontario

    Le Parti libéral de l’Ontario se retrouve une fois de plus dans le purgatoire pour une deuxième élection de suite à Queen’s Park. Pas besoin d’être un expert pour déterminer que la priorité est de trouver un chef charismatique capable de rejoindre le public rapidement. 

    Les libéraux n’obtiennent pas le statut de parti reconnu à Queen’s Park pour un autre quatre ans. Selon la définition de l’Assemblée législative de l’Ontario, un « parti reconnu », signifie tout parti qui compte un nombre de députées et députés élus représentant au moins 10 pour cent du total des sièges de l’Assemblée législative ». Puisque l’Assemblée compte 124 élus en 2022, 12 sont nécessaires afin de reconnaitre un parti. 

    Le journal Le Nord a demandé à Madeleine Meilleur, ex-membre du Parti libéral de l’Ontario, pourquoi les libéraux sont incapables de remonter dans les sondages. « Le Parti libéral, c’était un parti du centre. Moi, pendant les 13 ans que j’ai été représentante du Parti libéral, il y avait des députés qui étaient du centre gauche et d’autres du centre droit, donc c’est ça qui était la définition du Parti libéral, comme Jean Chrétien le disait : socialement préoccupé et fiscalement responsable. Et, il faut le dire qu’avec la venue de Mme Wynne, on est allé beaucoup trop vers la gauche et les libéraux ne se reconnaissent plus. On a libéré le centre et M. Ford a été très astucieux. Il était de la droite et maintenant, il occupe le centre droit. » 

    Le seul point positif des libéraux est l’augmentation du nombre de votes au total. En 2018, la récolte était 21,8 % des votes comparativement à 23,8 % cette année. En chiffre, c’est 1 114 600 en 2022 et 1 103 283 en 2018, mais il faut mentionner que le taux de parti-cipation a été beaucoup plus bas cette année. 

    C’est sans surprise que le chef du parti, Steven Del Duca, a remis sa démission la soirée même de la cuisante défaite. Les libéraux se retrouvent au parlement ontarien avec huit élus dont la moitié n’ont aucune expérience, notamment Ted Hsu dans Kingston et les Iles, Mary-Margaret McMahon dans Beaches-East York, Adil Shamji dans Don Valley-Est et Stéphanie Bowman dans Don Valley- Ouest. 

    Les quatre députés d’expérience se sont partagé les différents portefeuilles à titre de critique. Stephen Blais veillera aux dossiers Affaires municipales et logement, Transport et infrastructure, Services gouvernementaux et Services aux consommateurs, Développement économique et Relations entre les peuples autochtones et la réconciliation. 

    John Fraser est chargé des dossiers Leader Parlementaire, Santé et soins de longue durée, Affaires intergouvernementales, Travail, et Services aux ainés et de l’Accessibilité. Lucille Collard obtient les dossiers suivants : Procureur général, Condition féminine, Solliciteur général, Enfants et jeunes et Environnement, protection de la nature et parcs. 

    Finalement, Mitzie Hunter s’occupera des départements Finance, Conseil du Trésor, Énergie, Direction de la lutte contre le racisme, ainsi que Renouvèlement démocratique et réforme électorale. 

    Autres Articles