1 octobre 2022

    Que faut-il faire pour se renseigner en français sur sa communauté?

    Éric Boutilier – IJL – Réseau.Presse – Le Voyageur

     

    Dans le Grand Sudbury, Timmins et Hearst, les francophones reçoivent plus ou moins une couverture régulière de l’actualité et de plusieurs évènements pertinents dans des journaux comme Le Voyageur ou Le Nord, à la radio Le Loup FM, CINN-FM ou CKGN, ou bien sur les plateformes des diffuseurs publics comme Radio-Canada et TFO.

    Lorsqu’on sort de ces bastions francophones, parfois c’est un journal ou une radio communautaire, comme La Tribune ou Le Vernerois de Nipissing Ouest — qui prend le relai. De temps en temps, un média de l’autre côté de la frontière au Québec rapporte certaines nouvelles de la région du Témiskaming ontarien.

    Il y a néanmoins des endroits où les médias français sont quasi absents et où il faut faire preuve de créativité pour se renseigner dans sa langue.

    Chapleau

    Le Centre culturel Louis-Hémon a pris la relève pour faire en sorte que les francophones de Chapleau demeurent informés. L’organisme travaille déjà avec des regroupements locaux et a réussi à développer des partenariats avec des médias de la communauté et de l’extérieur.

    Centre culturel Louis-Hémon

    « Nous avons plusieurs organismes francophones qui travaillent ensemble à partager les annonces sur nos pages Facebook. Il y a aussi la distribution de feuillets aux francophones plus âgés et beaucoup de bouche à oreille », explique la coordonnatrice du Centre, Monique O’Hearn.

    « Habituellement l’Union culturelle des Franco-Ontariennes, le club Maria Chapdelaine, le Centre culturel Louis-Hémon et FormationPLUS se rallient pour s’assurer d’aller chercher le plus de gens possible dans la communauté francophone », précise-t-elle.

    « Le Chapleau Express est un journal local anglophone où nous avons notre page pour la francophonie une fois par mois. Le Centre culturel a aussi un partenariat avec la station de radio Le Loup FM, qui nous permet de diffuser la station à Chapleau. »

    Cochrane

    L’organisme Le Rayon Franco de Cochrane tente de susciter l’engagement de la population francophone avec sa publication numérique qui a récemment changé de nom : La Jazette. L’organisme parvient à rejoindre quelque 800 abonnés, mais aimerait attirer un plus grand nombre de personnes dans la communauté.

    « Le Club Amical 50 Plus communique avec 66 % de ses membres par courriel ou par son site web et le Rayon Franco de Cochrane a son journal qui est publié mensuellement », révèle le porte-parole, Raymond Génier.

    « Il y a plusieurs organismes francophones qui opèrent à Cochrane, mais ils ne sont pas tous prêts à travailler avec le Rayon Franco. Autres qu’une poignée, les francos ne sont pas intéressés à la francophonie », constate-t-il.

    « On veut entre autres augmenter la visibilité du Rayon Franco et le nombre d’abonnés au journal, convaincre la radio CKGN de Kapuskasing ou Le Loup FM de Timmins de s’étirer une patte à Cochrane et inciter l’école Nouveau Regard de s’impliquer davantage dans la communauté. »

    Dubreuilville

    Dans le canton de Dubreuilville, il n’y a pas de médias traditionnels qui desservent cette collectivité à majorité francophone. La municipalité a dû développer ses propres canaux de communications pour offrir de l’information en français.

    Bibliothèque de Dubreuiville

    « Le canton fait un effort constant de communiquer l’information en utilisant le site web, la page Facebook et les moyens traditionnels qui sont par la poste et les tableaux d’affichage », indique la conseillère, Chantal Croft.

    « Lorsqu’on parle des activités sociales et culturelles, la majorité des groupes affichent sur Facebook et des tableaux d’affichage. Nous avons aussi sur le site web du canton un calendrier communautaire, mais très peu de groupes l’utilisent pour afficher leurs évènements. »

    Photos : Éric Boutilier

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