23 mai 2022

    Quand on fait les choses avec coeur, signé Vé Boivert

    Artiste peintre de plus en plus connue mondialement, Vé Boisvert est une passionnée de son métier. Inspirée par la nature, ses oeuvres sont semi- abstraites, ce qui signifie que les éléments de ses tableaux peuvent être interprétés comme des formes telles que des fleurs, des papillons ou des montagnes. Toujours très colorées, ses toiles sont peintes à l’acrylique, dans le confort de son atelier, et expédiées un peu partout dans le monde. Guidée par son coeur et son intuition, elle qualifie son histoire de « belle histoire d’amour ». 

    Véronique Boisvert — nom d’artiste Vé Boisvert — est native de Hearst et a quitté la région à l’âge de 21 ans pour aller faire des études en communication à Montréal. Étant donné que le propriétaire de son logement avait comme consigne de laisser les murs blancs, Véro décide donc de se rendre dans un magasin pour acheter tout ce qu’il faut pour faire des toiles qui pourront mettre un peu de couleurs dans sa vie. « C’est né d’un besoin d’avoir de la couleur », mentionne-t-elle. 

    Avec les années, son médium de choix est encore l’acrylique, le processus de peinture à l’huile étant trop long pour le séchage. « J’ai adapté ma méthode à l’acrylique pour que ça ressemble un peu à l’huile, explique-t-elle. Je me fais souvent poser la question, mais c’est le fini que je mets, en plus de faire beaucoup de textures. En mettant de la texture comme cela et avec l’application du gloss, ça donne l’effet de l’huile. » Ses toiles sont de grandes tailles et on pourrait croire qu’elle les prépare elle-même. La différence de cout n’est pas assez importante pour que Mme Boisvert investisse de son temps là-dessus. Elle préfère donc les commander pour être prête à commencer le travail. 

    Elle a décidé de quitter Montréal après deux ans pour aller s’installer dans la ville de Québec afin de pouvoir être plus près de la nature. « J’ai besoin de nature, dit Véronique. J’aime faire du hiking, m’amuser dans le bois. Donc, pour moi, Québec, c’est vraiment un juste milieu entre la ville et la nature. Je ne me verrais pas ailleurs, vraiment. » 

    Elle peint maintenant à temps plein depuis cinq ans. « C’est sûr qu’au début j’arrivais juste, car il fallait toujours que je réinvestisse l’argent que je gagnais dans mon matériel, une meilleure caméra, un bon éclairage, dans des évènements, etc. », raconte l’artiste. 

    Comme toute entreprise qui démarre, sa persévérance guidée par sa passion et son intuition ont fait en sorte que Véronique est maintenant tout équipée et les affaires vont bien. Le bâtiment dans lequel elle habite est une ancienne usine de lames de patins qui a été transformée en genre de loft pour des artistes comme elle. D’un côté, il y a son atelier et de l’autre, son appartement. 

    Elle a déjà fait des expositions dans le passé. Celles-ci se sont arrêtées en temps de pandémie. Véronique s’est donc concentrée sur ses réseaux sociaux, ce qui a porté fruit. Un jour, une athlète, mannequin et influenceuse russe l’a contactée sur Instagram pour acheter l’une de ses oeuvres. Pensant que c’était un canular, Véronique n’en fait pas de cas et répond aux questions de la dame, ne sachant pas encore l’ampleur que cette vente allait prendre. 

    Lorsqu’elle a reçu le paiement et réalisé qui était la jeune femme, l’artiste s’estimait choyée de pouvoir envoyer outre-mer une de ses créations. Dans les mois qui ont suivi, l’influenceuse exposait souvent la toile dans ses vidéos et ses photos, créant ainsi un engouement pour l’art de Mme Boisvert. Et, depuis, elle expédie des tableaux presque chaque semaine en Allemagne. Elle affiche aussi ses oeuvres dans trois expositions permanentes au Canada : Galerie Bloom à Montréal, Le 500 Richelieu à Charlevoix ainsi que Western Gallery à Edmonton et Victoria. « C’est le fun pour moi de garder des partenariats comme ça à long terme, dit Véronique. Ils m’ont beaucoup guidée dans ma carrière, comme au début je ne vendais pas assez cher, comment fixer mes prix et toutes sortes de choses. En plus que je n’ai pas étudié là-dedans. Je suis 100 % autodidacte. Donc, j’ai été chanceuse d’être bien entourée comme ça. » 

    Vous pouvez la suivre sur Facebook ou Instagram sous le nom de Vé Boisvert artiste peintre. 

       

    Crédit photo : Éloise Brit 

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