2 Décembre 2022

    Possible fermeture de l’urgence dans trois semaines

    À court de solutions, la directrice générale de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst n’aura peut-être pas d’autre choix que de fermer l’urgence dans trois semaines. Aucun médecin n’est en mesure de se présenter au travail à des périodes précises de l’été. Le problème de l’hôpital de Hearst n’est pas unique en Ontario. 

    Il était minuit moins une l’été dernier avant que la direction de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst soit dans l’obligation de fermer l’urgence. Cette situation semble vouloir se répéter cette année puisqu’il est impossible de trouver ne serait-ce qu’un médecin pour assurer la garde de l’urgence dans trois semaines. 

    Le nombre de médecins à Hearst est insuffisant, le recrutement est impossible et les remplacements sont de plus en plus rares. « Nos médecins sont à bout à Hearst », indique la directrice générale, Liza Fortier. « L’année dernière, à moins de 48 heures d’une fermeture de l’urgence, un médecin de Kapuskasing avait accepté de venir nous rendre service. Pour l’instant, nous n’avons pas d’option. » 

    Selon Mme Fortier, le ministère est bel et bien au courant de la problématique, mais impuissant devant la situation. Seule bonne nouvelle : le recrutement de médecins à la clinique LOCUM s’améliore et l’équipe est en mesure de combler plusieurs plages horaires. 

    La fermeture d’une urgence ne se fait pas seulement en barrant la porte. Selon la DG, il y a près de quatre pages de procédures à suivre pour aboutir à une fermeture selon les règles. Entre autres, elle doit s’assurer que toutes les affiches et les pancartes indiquant l’hôpital soient cachées. De même, les « H » désignant un hôpital non loin doivent complètement disparaitre. 

    COVID-19 

    À peine quelques minutes avant l’entrevue accordée au journal Le Nord, la directrice générale recevait une note annonçant la fin de l’aide financière pour contrer les dépenses reliées à la COVID-19 de la part du gouvernement, et ce, à compter du 1er juillet. 

    Le milieu de la santé est lourdement affecté par la pandémie. Le manque de médecins est directement relié aux nombreux professionnels de la santé ayant préféré devancer le jour de la retraite. De plus, la COVID-19 a poussé beaucoup de médecins à l’épuisement professionnel. 

    Solutions 

    Malgré les nombreux défis, Liza Fortier tente de garder la tête haute, d’être positive et à l’affut de toutes solutions. « On a une très bonne équipe, le temps arrange les choses. Je suis persuadée que nous serons en mesure de passer à travers et de régler les problèmes », souligne dignement la directrice générale. 

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