27 juin 2022

    Où en est l’hôpital avec ses efforts de recrutement ?

    Trouver du personnel de la santé, ce n’est pas chose facile. L’Hôpital Notre-Dame de Hearst se penche présentement sur diverses stratégies de recrutement afin d’attirer des travailleurs de la santé à Hearst, et ce, pour répondre aux besoins criants de la population en matière de soins de santé. 

    À l’heure actuelle, l’Hôpital Notre-Dame de Hearst concentre une grande partie de ses efforts sur la quête de médecins suppléants pour pallier la pénurie de médecins dans la région. « Souvent, pour attirer un médecin à vouloir venir s’installer à Hearst, il faut qu’ils viennent gouter à notre beauté », dit Mélanie Goulet, coordinatrice de recrutement de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst. 

    Mme Goulet raconte qu’elle a réussi à attirer quelques médecins en ville pour leur donner un avant-gout de l’expérience qui pourrait les attendre, dans le cas où ils et elles décideraient de s’y installer. « On a deux nouvelles médecins qui sont venues faire une semaine chacune et puis elles vont revenir », explique la coordinatrice, mentionnant que ces jeunes médecins originaires de la région de Thunder Bay seraient prêtes à donner un coup de main. 

    Au sein des cliniques 

    Pour ce qui est des médecins suppléants (locum), Mélanie Goulet dit avoir réussi à en recruter dans le but d’offrir des soins de santé aux patients orphelins. Au mois de mai, trois cliniques ont été tenues. Deux autres ont été confirmées pour le mois de juin. 

    La coordinatrice mentionne qu’il y aura aussi des rendez-vous par appel téléphonique en juillet ainsi que trois cliniques en aout. 

    Rappelons qu’une clinique de médecins suppléants est ouverte typiquement pour un minimum de quatre jours. En moyenne, une cinquantaine de rendez-vous ont lieu lors de chacune des cliniques. 

    Du pareil au même 

    En ce qui concerne le recrutement de médecins de famille, la coordinatrice explique que la situation n’est pas forcément plus rose ailleurs. C’est ce qu’elle a découvert lorsqu’elle est allée donner une conférence à Ottawa dernièrement, devant des gens du domaine de la santé. « Tout le monde est en crise », constate-t-elle, ajoutant que la demande est autant élevée dans les grands centres. 

    Mme Goulet a deux autres conférences à son agenda, l’une du côté obstétrique et l’autre du côté anesthésique. En outre, elle entamera prochainement des démarches pour contacter les médecins résidents qui termineront leurs études au cours des deux prochaines années afin de les convaincre de s’établir à Hearst. Et lorsque ces étudiants sont fortement sollicités par les employeurs, ce n’est pas évident de faire ressortir son offre parmi une centaine d’autres courriels, d’où la nécessité de personnaliser ses messages avant de les envoyer. « C’est là où tu dois mettre beaucoup d’efforts pour essayer de les recruter », précise-t-elle. 

    Il y a aussi la question des avantages à souligner afin d’attirer davantage de médecins, notamment tout ce qui a trait à l’argent. À titre d’exemple : un résident qui souhaite s’établir dans la région de Hearst serait en mesure de se trouver sans dettes, au bout de cinq ans. 

    Le reste de l’équipe 

    Le recrutement ne s’arrête pas aux médecins. Mme Goulet explique qu’il y a un grand manque de personnel pour pourvoir des postes d’infirmière, notamment. Récemment, le Centre Partenaires pour l’emploi a rencontré des membres du personnel de l’hôpital pour leur présenter un sondage qu’il souhaite mettre en action auprès des agences afin de connaitre les besoins de ces travailleurs ainsi que les nouveautés en matière d’emploi dans le secteur de l’infirmerie. 

    La coordinatrice précise qu’elle s’impliquera en dehors du comité de recrutement de l’hôpital pour s’assurer que les efforts ailleurs en ville pour trouver du personnel se déroulent bien. 

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