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La paroisse Notre-Dame de Hearst a fait l’annonce de la nomination d’Hervé Sauvé comme curé.

 

Originaire de Fauquier, le père Sauvé a été curé dans toutes les zones du diocèse depuis ses débuts à la prêtrise en 1993, mais c’est l’église de Chapleau qu’il a quittée en acceptant le poste à Hearst.

 

Père Sauvé est aussi le vicaire général, ce qu’il qualifie comme étant un peu le bras droit de l’évêque, et vicaire épiscopal en charge du dossier de réconciliation avec les Premières Nations pour le diocèse. « J’ai offert des sessions à Moosonee à la demande des elders, pas pour leur parler seulement des écoles résidentielles; ils voulaient savoir ce que c’est la réconciliation. »

 

Avant d’être un curé, Hervé Sauvé a suivi son cours en science de l’enseignement et par la suite déniché un poste à Longlac et à Nakina. « J’ai aussi enseigné pour le conseil scolaire catholique à titre de spécialiste en enseignement religieux, en donnant deux des grandes parties de ce cours. »

 

Après sa carrière en enseignement, il décide de devenir missionnaire et part s’installer un an en Haïti, en 1985. Là-bas, il enseigne à des jeunes de la rue, âgés entre 9 et 21 ans, certains n’ayant jamais même mis les pieds dans une école. « Ensuite, pendant toute ma vie comme prêtre j’ai fait à peu près 16 projets missionnaires avec des groupes de jeunes, et des groupes d’adultes. J’arrive d’un voyage, en février, avec l’évêque. Nous étions un groupe de 20 qui travaillaient dans les quartiers défavorisés avec une religieuse (Soeur Maude) dans les batays de canne à sucre en République dominicaine. »

 

Pendant ce voyage, Hervé Sauvé et le groupe de missionnaires ont rencontré des prêtres dominicains, en provenance de l’ordre de St-Dominique en Espagne et non pas des locaux de la République dominicaine. Leurs efforts et toutes les choses qu’ils ont mis en place pour aider la communauté haïtienne l’ont touché grandement et il les a même aidés dans certaines missions.

 

Dans son nouveau poste en tant que dirigeant de la paroisse de Hearst, il désire entamer un travail de pastorale avec les gens de l’Université, les écoles et la communauté en général. « La pastorale c’est de faire en sorte que la communauté paroissiale ici on puisse bien célébrer ensemble, pas juste nous autres, mais que ça rayonne partout. Ce n’est pas pour les apporter à l’Église, mais plutôt de bâtir un monde qui est plus humain, un monde plus inclusif. Il y a de la place pour tout le monde dans cette Église-là, indépendamment de ta nationalité, ton orientation sexuelle, ta langue, ta religion. Il y a de la place pour tous, ici. Du moins, c’est comme cela que je pense moi. »

 

Père Sauvé comprend les enjeux de la société actuelle et avoue que l’Église est appelée à changer. Ayant fait sa thèse de maitrise avec comme sujet comment le christianisme peut donner un sens à notre vie, il ne voit pas du tout d’affrontement entre la science et la religion. « La science est là pour répondre au comment des choses et la religion pour répondre au pourquoi. Je n’ai pas de problème avec le Bigbang, les dinosaures. Pour moi, tout cela fait partie d’un processus dans le plan de Dieu. La religion est là pour donner un sens à notre vie. Lorsqu’on regarde le monde d’aujourd’hui, comment peut-on donner un sens à tout ce qui se passe ? »

 

Hervé Sauvé a aussi souligné la grande ouverture du pape François, qui a invité cette année des femmes, des religieuses, des prêtres à un synode habituellement réservé uniquement aux pontifes et aux évêques. Il désire s’impliquer dans la communauté tout en continuant son travail avec les Premières Nations du diocèse afin de rendre sa paroisse un endroit où il fait bon vivre.