15 août 2022

    Ma quête pour réduire mon empreinte écologique : Réduire notre consommation

    Desneiges Larose et son conjoint ont choisi d’habiter une maison autonome, dans le bois. Ils doivent alors utiliser judicieusement l’énergie. Vivre à l’extérieur de la ville vient avec le compromis de prendre un véhicule pour se rendre au travail chaque jour, puisque l’infrastructure cyclable n’est pas bien développée dans la région, particulièrement le long de la route 11. Elle raconte que le fait d’avoir choisi Hearst pour vivre l’a amenée à changer ses comportements. « J’ai fait du vélo un mois et j’ai réalisé que j’étais pour me faire ramasser par un transport. » Alors, dans l’optique de réduire sa consommation d’essence, elle organise son horaire afin d’effectuer moins d’aller-retour en ville. 

    Desneiges s’inspire de ses grands-parents pour s’organiser avec ce qu’il y a autour d’elle et faire une utilisation judicieuse de ses biens. Elle constate que la réparation des objets est perçue comme marginale et la société nous apprend que la solution à tous nos problèmes, c’est d’acheter. Raccommoder des jeans, récupérer la laine, arranger des électroménagers sont des actions pour réduire notre empreinte écologique. D’ailleurs, son conjoint a réussi à réparer leur vieille cuisinière de 17 ans. 

    Le plastique à usage unique est le déchet qui dérange le plus Desneiges ; elle fait tout son possible pour l’éviter. Pour sa salle de bain, elle a trouvé des produits de soie dentaire, du dentifrice et un déodorant sans plastique. Dans la cuisine, elle fabrique son jus de rhubarbe. À la maison, elle cultive un potager qui fournit la famille en légumes une bonne partie de l’année, ce qui lui permet d’éviter plusieurs emballages de plastique. Elle favorise également beaucoup de conservation de ses aliments. 

    Desneiges a deux filles, âgées de 7 et 10 ans. Le fait d’avoir des enfants a changé un peu ses habitudes. Avant d’être une maman, elle faisait beaucoup plus de conserves. Ses filles ne comprennent pas toujours le raisonnement derrière les décisions, comme l’achat d’articles usagés ou se passer du micro-ondes. Pour apprendre à ses filles l’importance de réfléchir à leur consommation, Desneiges leur demande toujours de justifier leur désir d’un objet. Lorsqu’elle et son conjoint refusent d’acheter des jouets en plastique aux enfants, ils leur expliquent « que ça va durer éternellement dans l’environnement et que c’est elles qui vont vivre les conséquences de cela », souligne-t-elle. J’aime beaucoup ces trucs, je compte les utiliser à la maison avec mes enfants qui sont un peu trop maniaques des Kinder Suprise à mon gout. 

    Desneiges est souvent qualifiée d’écologiste par ses pairs. « Lors de ma première année universitaire, tout le monde me disait que j’étais écologiste, mais je ne savais même pas ce que ça voulait dire. » Maintenant, Desneiges sait bien ce que cela signifie, mais elle refuse de porter l’étiquette. Elle considère que son empreinte écologique est trop sévère malgré ses efforts et elle est embarrassée par ses possessions. Selon elle, en Amérique du Nord, on a une perspective démesurée de notre impact environnemental parce qu’on a accès à beaucoup de biens et de privilèges. En réalité, même en essayant autant que possible de réduire notre consommation, notre empreinte écologique est plus grande que celle de la majorité des habitants de la planète.

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