23 mai 2022

    L’Ontario dévoile un plan pour se préparer aux prochaines pandémies

    « Nous ne pouvons pas nous permettre d’être à nouveau pris au dépourvu », a déclaré la ministre de la Santé Christine Elliott, mardi, alors que son gouvernement a annoncé son « plan pour rester ouvert ». 

    La province a présenté un projet de loi, intitulé Loi de 2022 sur la préparation aux situations de pandémie et d’urgence, pré- voyant un plan d’urgence provincial qui devra être mis à jour tous les cinq ans. S’il est adopté à Queen’s Park, ce plan devrait mieux préparer la province face à d’éventuelles pandémies, notamment via des subventions d’apprentissage pour les travailleurs de la santé qui s’engagent à travailler dans des communautés mal desservies pendant deux ans. 

    Études remboursées 

    Ce programme permettra aux étudiants de sciences infirmières qui s’engagent à travailler pendant deux ans dans des communautés où les besoins sont plus criants d’être entièrement remboursés pour leurs études. 

    Le gouvernement veut aussi réduire les obstacles auxquels sont confrontés les professionnels de la santé formés à l’étranger qui souhaitent travailler en Ontario. La loi interdirait aux ordres professionnels d’exiger une expérience au Canada comme critère d’admissibilité lors de l’inscription des candidats. Comme annoncé il y a quelques semaines, les progressistes-conservateurs de Doug Ford s’engagent à rendre permanente l’augmentation de salaire des préposés aux bénéficiaires offerte au cours de la pandémie. 

    Conditions éprouvantes 

    Cette mesure survient alors que les infirmières, qui ont travaillé dans des conditions éprouvantes durant la pandémie, demandent au gouvernement Ford d’annuler son projet de loi 124, qui plafonne l’augmentation salariale des travailleurs du secteur public à 1 % par an. Or, plutôt que de se plier à cette demande, Doug Ford a offert aux infirmières une prime de 5000 $. 

    Des syndicats jugent que ce bonus représente un cadeau de campagne électorale. La province promet également que les personnes qui tentent de vendre de l’équipement de protection individuelle (EPI) fourni par le gouvernement, comme des masques ou des tests de dépistage, seront « sévèrement punies». 

    Le plan prévoit par ailleurs de garantir une réserve plus « solide » en EPI afin de ne pas avoir à « compter uniquement sur des chaines d’approvisionnement internationales instables ». 

    Recommandé en 2007 

    En mars 2020, l’Ontario avait été pris au dépourvu par l’arrivée de la COVID-19. Le plan, qui aurait dû être immédiatement mis en branle pour faire face à la pandémie, n’avait pas pu être activé puisqu’il était désuet. 

    Le gouvernement Ford avait mis de côté la structure qui avait été établie pour intervenir durant un état d’urgence et a plutôt élaboré une toute nouvelle structure en plein milieu de l’urgence sanitaire, engendrant l’embauche d’un consultant externe, le 25 mars. 

    Cette embauche a couté 1,6 million $, avait constaté la vérificatrice générale de l’Ontario, Bonnie Lysyk, dans un rapport publié en novembre 2020. Plus tard, la province allait verser 3,2 millions de plus à cette firme pour gérer la pandémie et la réouverture des écoles. 

    Photo : callthecentre.com

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