27 mai 2022

    Les merveilles de la forêt vues à travers la lentille de Marc Johnson

    Si on parle de photographie et de plein air, on parle peut-être de Marc Johnson. Ce dernier n’est jamais trop loin de son appareil photo lorsqu’il explore les sentiers de la région, à la quête de renards, d’orignaux ou de hiboux à encadrer dans l’une de ses images numériques. 

    C’est surtout en plein air que M. Johnson est à l’oeuvre. Qu’il pleuve ou qu’il neige, le photo-graphe s’assure d’avoir son instrument proche pour capturer, souvent en peu de temps, des images qui deviennent des outils pour raconter des anecdotes. « Des fois, l’histoire se cachant derrière la photo est meilleure que la photo elle-même », dit-il. 

    Sa passion pour la photographie ne date pas d’hier. Depuis son jeune âge, Marc passe du temps à l’arrière d’une lentille. Il s’est inspiré en partie de son père qui, lui aussi, aimait prendre son environnement en photo. 

    L’intérêt pour cet art s’est accentué au cours de ses études postsecondaires et lors de son travail au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario (MNR). Dès les années 70, son appareil photo le suivait partout où il allait, surtout durant un voyage en forêt. 

    Bien que le froid et les intempéries nuisent à la durée de vie de son instrument, il dit que le plaisir de pouvoir capter en photo la beauté des environs vaut la peine de prendre le risque. 

    La patience est une vertu 

    M. Johnson est toujours prêt à photographier les animaux qu’il rencontre. Lorsqu’il voit un oiseau en chemin, il doit être agile pour ne pas rater son coup. Pour d’autres créatures comme l’orignal, tout dépend de la direction et de la force du vent ainsi que son emplacement, car l’odeur de l’humain peut changer la donne assez vite. 

    Mais, il faut surtout avoir le coeur et la volonté d’attendre le bon moment pour avoir la bonne image. « La patience. C’est une question de patience. » 

    Lorsque Marc Johnson se met à la tâche, son défi est de présenter l’animal sous un angle différent et de le faire le plus « naturellement » possible, comme s’il n’était même pas témoin au moment de la capture. 

    Du film au numérique 

    Tout a commencé avec son premier achat : le Pentax SP1000, un appareil photo utilisant des films. Il raconte qu’à l’époque, avec cet instrument, les gens étaient plus méticuleux en le manipulant pour ne pas faire d’erreur puisque le nombre de captures était limité. Mais, quelques décennies plus tard, la tendance s’est penchée vers les appareils photographiques numériques, permettant au photographe de multiplier les essais. 

    De son côté, M. Johnson préfère essayer de réussir dès la première tentative, comme dans l’ancien temps lorsqu’il se servait du film. 

    M. Johnson avoue qu’il ne se considère pas comme étant un amateur des appareils photo- graphiques, mais bien de la photographie. Il dit apprendre en prenant plusieurs photos et en jouant avec les fonctions de ses instruments. De plus, il préfère rester loin des filtres et des retouches, gardant ses images dans leur état naturel, dans la mesure du possible. 

    Un musée virtuel 

    L’ère des médias sociaux lui offre une nouvelle avenue afin de présenter ses oeuvres. Sa page Facebook est remplie de ses clichés préférés. On y retrouve bon nombre d’images capturées lors d’excursions en forêt où il voit des oiseaux, des mammifères et différentes espèces de champignons. M. Johnson adore inclure un descriptif pour ajouter des détails à ses histoires. 

    En publiant sa photographie sur Internet, il souhaite partager avec les autres des photos qui mettent en lumière les bijoux de la forêt boréale à découvrir tout près d’ici, dans notre cour arrière. 

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