27 juin 2022

    Les infirmières : des humains de cœur qui se dévouent pour les autres

    Pour la semaine des soins infirmiers, nous avons rencontré deux jeunes infirmières qui travaillent à l’Hôpital Notre-Dame de Hearst. Chykeisha Henry et Celina Roy, deux femmes avec un parcours différent, mais qui ont la même mission, s’occuper des gens malades et assurer les meilleurs soins qui soient. Depuis toujours, Chykeisha Henry voulait travailler en relation d’aide. Sa mère est une travailleuse sociale et c’est en la voyant oeuvrer sur terrain à aider les gens qu’elle a su que c’est dans ce domaine qu’elle voulait se diriger. Au secondaire, elle aimait beaucoup les cours de mathématiques, de sciences et de biologie, ce qui n’a fait qu’augmenter sa certitude que c’est en soins infirmiers qu’elle allait étudier. Mme Henry a fait ses études à la Western University de London avant de revenir s’installer à Hearst.

    « Ce que j’aime, c’est d’être là pour les gens, que ce soit dans la meilleure journée de leur vie ou la pire, je trouve ça gratifiant de faire une différence dans leur vie », dit Chykeisha. Elle est présentement au 3e étage de l’hôpital, là où se passent les naissances, les soins palliatifs, les gens qui sont malades et ceux qui attendent une place au Foyer des Pionniers. Elle suit présente- ment une formation pour travailler dans la salle d’opération. Employée depuis juin 2021, Chykeisha affirme que le plus grand défi est de voir des gens qu’elle a connus toute sa vie être admis à l’hôpital. « Par exemple, lorsqu’en novembre 2021 il y a eu l’éclosion de blasto à Constance Lake, cette réserve qui est mienne, j’ai trouvé ça dur, j’ai même perdu une de mes tantes à la maladie. En travaillant à Hearst, je dois mettre de côté mes relations personnelles avec certains patients et être seulement leur infirmière », nous explique-t-elle.

    L’anglais étant sa langue maternelle, Chykeisha estime qu’être bilingue dans sa profession au Canada est un atout. « Pendant mon cours, je travaillais tous les étés au Foyer, ce qui m’aidait à pratiquer mon français. Depuis que j’ai recommencé à travailler à temps plein, mon français s’améliore et avec mes patients francophones je suis capable d’avoir des conversations. Ils m’aident beaucoup avec mes phrases et me corrigent pour que je dise les bons mots », raconte Chykeisha. Elle apprécie le fait de travailler dans un plus petit hôpital ; cela lui permet de voir toutes sortes de cas et d’acquérir beaucoup d’expérience comparativement à ses camarades de classe qui travaillent dans des grandes villes.

    Elle aimerait un jour pouvoir exercer sa profession dans un plus gros hôpital, pour voir comment la gestion de cas se fait là-bas. Ici, la plupart des cas plus graves se font transférer dans des centres hospitaliers où il y a davantage de services.

    Depuis qu’elle est infirmière, Celina Roy travaille un peu partout. Que ce soit à l’hôpital, au Foyer des Pionniers, au Bureau de santé Porcupine ou pour l’entreprise VON, elle est toujours partante pour prendre un quart de travail lorsque son horaire le lui permet. En septembre, elle partira pour Sudbury afin de compléter son cours d’infirmière praticienne à l’Université Laurentienne.

    Au secondaire, Celina aurait voulu être physiothérapeute, mais au moment de s’inscrire pour pratiquer la profession il fallait une maitrise au lieu d’un baccalauréat. Elle décide donc de faire un baccalauréat en kinésiologie. En finissant, elle s’est trouvé un emploi comme aide- physiothérapeute et réalise sur le champ que ce n’est pas ce qu’elle veut. Or, en revenant dans sa ville natale, Celina occupe plusieurs postes et complète un certificat en management à l’Université de Hearst. C’est en travaillant comme aide aux activités au Foyer des Pionniers qu’elle réalise que c’est en soins infirmiers qu’elle souhaite continuer sa carrière.

    À 26 ans, Celina retourne aux études à Timmins, au Northern College, pour obtenir un baccalauréat dans le but de devenir infirmière enregistrée. « J’ai décidé de revenir à Hearst après mes études pour être plus proche de ma famille, mais aussi pour acquérir de la bonne expérience. J’ai été engagée pour travailler au 3e et j’ai reçu les formations pour travailler en salle d’opération, à l’urgence et en chimiothérapie. En deux ans, je peux travailler dans tous ces départements, en plus d’être à temps partiel au Foyer, au Bureau de santé pour la vaccination contre la covid et pour VON dans les maisons », explique Celina.

    Le cours d’infirmière praticienne l’attire, car elle adore approfondir ses connaissances et se sent prête pour un nouveau défi. Elle désire aussi avoir plus de responsabilités dans sa profession. « Ma grand-mère m’a demandé pourquoi je ne serais pas médecin tant qu’à retourner aux études ! Juste parce que j’aime mieux l’approche “nursing”. Les docteurs regardent plus les symptômes et donnent des diagnostics, tandis que les infirmières regardent la situation dans son ensemble », dit-elle. Un de ses souhaits serait de partir et d’aller vers des plus petites communautés qui n’ont pas de médecins, et leur venir en aide. « Je suis allée à Moosonee pendant une semaine avec ma classe et j’ai vraiment adoré l’expérience. C’est ce que j’aimerais faire. Il y a un docteur et une infirmière praticienne pour toute la communauté, so you’re it », nous dit Mme Roy.

    Celina a toujours aimé aider son prochain et le fait de faire une différence dans la vie des gens est aussi très gratifiant pour elle. Elle aime renseigner les patients concernant leur diagnostic et répondre à toutes leurs questions. Dans deux ans, Celina Roy aura complété son programme universitaire et nous espérons la revoir dans nos centres de santé locaux un jour.

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