21 mai 2022

    Le prix de l’essence atteint des prix records

    Quel découragement lorsqu’on aperçoit sur la pompe à essence le prix augmenter beaucoup plus rapidement que la quantité de litres ! Jamais le prix du litre n’a été aussi élevé depuis l’invention du moteur à essence. Actuellement, les pompes à Hearst indiquent environ 1,689 $/litre et selon les experts en économie ce n’est qu’une question de temps avant de voir une affiche de station-service indiquant deux dollars le litre. 

    Que se passe-t-il pour que le prix à la pompe explose en quelques mois à peine ? « Ça, c’est très compliqué », dit Marc Bédard, professeur en économie à l’Université de Hearst. « Par exemple, ce qui se passe présentement en Ukraine, ça va avoir des effets énormes sur une spéculation au niveau de l’énergie, parce que déjà la Russie parle d’arrêter de donner son gaz naturel et son essence. La réalité, c’est que ça fait des années qu’on sait que notre essence ici en Amérique du Nord est sous- évaluée, puis on compare par exemple à l’Europe. On sait ça. Dans le fond, on attend le moment où on va rejoindre le reste de la planète au niveau du cout de l’énergie, puis ça s’en vient. » 

    Tout le monde craignait la barre psychologique du un dollar le litre. Cette fois-ci, c’est deux dollars le litre que la population anticipe. « En fait, ça va arriver ! La question, c’est plutôt “quand”. Est-ce que ce sera cette année, dans deux ans, cinq ans ? Mais ça va arriver parce que l’essence continue d’être utilisée et il en reste de moins en moins », avance notre analyste. 

    Depuis des décennies, le prix de l’essence fait jaser, mais on entend de plus en plus parler d’une alternative à l’or noir. « Dans les pays scandinaves, ça fait des années qu’ils ont commencé le mouvement des autos électriques. Il y a plusieurs pays scandinaves qui, d’ici cinq ou dix ans, n’auront plus d’auto qui ne sera pas électrique et nous, on est un peu en arrière et il faut comprendre pourquoi. L’industrie de l’automobile est née aux États-Unis, elle a grandi aux États-Unis, on est aussi tributaire de ça », explique M. Bédard. 

    Le gros problème en Amérique du Nord, et les fabricants en sont très conscients, la voiture électrique et les températures hivernales ne font pas bon ménage. « On a encore du chemin à faire au niveau de la capacité de la batterie, mais ça se développe extrêmement rapidement. Il y a beaucoup d’argent qui est investi dans le développement. Moi, je ne serais pas surpris qu’on règle ces problèmes à l’intérieur de cinq à dix ans. Parce que oui, c’est beaucoup plus facile d’avoir un char électrique en Californie que l’avoir ici dans le Nord de l’Ontario », conclut Marc Bédard. 

    Entretemps, les utilisateurs des véhicules à essence dépendent de l’essence et la variation des prix. Selon le site ontario.ca, le cout moyen d’un litre d’essence régulier en Ontario est de 1,59 $ ; dans le sud de la province, c’est 1,585 $ et dans le nord, 1,637 $. Hearst a toujours affiché un prix supérieur au reste de la province et il était au moment d’envoyer ce journal à l’imprimerie à 1,689 $ le litre d’ordinaire. 

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