15 août 2022

    Le défi de pratiquer son français pendant l’été

    Alexandra Snider – IJL – Réseau.Presse – Le Goût de vivre

    Continuer à apprendre durant l’été est un défi pour tous les enfants, particulièrement pour les Francophones en milieu minoritaire. « Déjà pendant l’année scolaire ils se sentent assez isolés dans leur français quand ils sont à l’extérieur de l’école. Donc pendant l’été, l’isolement ne fera qu’augmenter », signale Agathe Pompon, coordonnatrice du marketing et des communications au sein de l’organisme Le français pour l’avenir.

    Pendant l’été il peut également y avoir une perte de compétences. Elizabeth Kerr, bibliothécaire à la bibliothèque publique de Barrie, souligne que « pendant l’été, on voit souvent chez les enfants un déclin de leurs habiletés de lecture. » Toutefois, des initiatives ont été mises sur pied pour appuyer les enfants avec leur pratique du français.

    Encourager la lecture en été

    Dans le comté de Simcoe, de nombreuses bibliothèques offrent des programmes et des clubs de lecture, telles que les bibliothèques de Penetanguishene, de Midland et de Springwater. Cet été la bibliothèque publique de Barrie offre son club de lecture pour jeunes et adolescents en version hybride pour la première fois. Elizabeth Kerr « espère cette année avoir 2000 enfants qui s’enregistrent ».

    Photo : Alexandra Snider

    Ce club encourage la lecture grâce à une gamme de prix que les jeunes peuvent se mériter selon le nombre de livres qu’ils lisent. Mme Kerr, explique que le club a pour objectif « d’offrir à l’enfant l’opportunité de choisir son livre et son prix, pour guider sa lecture lui-même. » Pour les adolescents, en lisant des livres, leur nom est ajouté à un tirage hebdomadaire.

    Le club de lecture est entièrement bilingue donc les jeunes peuvent lire des livres dans la langue de leur choix et ils peuvent également jouer à un jeu avec du personnel francophone afin de recevoir des prix. La bibliothèque accueille des familles francophones et surtout des familles francophiles. « Si les parents ne peuvent pas être les personnes qui poussent la continuité du français et de la lecture, la bibliothèque peut répondre à ce besoin et être là pour offrir ces ressources », maintient Mme Kerr.  « On a des livres et on a du personnel qui peut aider à choisir des livres à un niveau approprié. »

    Une plateforme sociale pour pratiquer son français

    Le français pour l’avenir, un organisme national qui voit à appuyer les élèves de la 7e année à la 12e année dans l’apprentissage du français, a lancé en février la plateforme d’échange social, Fr+. En interrogeant les jeunes, Le français pour l’avenir a découvert qu’ils manquaient d’opportunités pour pratiquer leur français en dehors des activités scolaires. « Donc, avec Fr+ on a voulu donner un espace toujours accessible en ligne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, pour qu’ils puissent toujours trouver du contenu en français et échanger avec d’autres adolescents de leur âge en français », explique Agathe Pompon.

    Cette plateforme, divisée par sujet d’intérêt, permet aux élèves âgés de 14 à 17 ans de publier des photos, des vidéos et d’échanger en français. « Le but c’est vraiment d’encourager le dialogue et de connecter les jeunes du Canada à travers la francophonie, peu importe leur niveau de français », affirme Mme Pompon. Cet échange social permet aussi de pratiquer son français pendant toute l’année.  Agathe Pompon précise que Fr+ est une plateforme de détente et de loisirs, donc les jeunes « pourront continuer à échanger, à pratiquer leur français, sans avoir la pression que c’est un devoir d’été. »

    Malgré l’isolement que les élèves puissent vivre pendant l’été, des programmes novateurs et divertissants sont maintenant disponibles pour pratiquer leur français durant les vacances.

    Agathe Pompon (photo principale) : Le français pour l’avenir

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