2 Décembre 2022

    Le canton de Tiny devenu une destination très recherchée depuis 2020

    Alexandra Snider – IJL – Réseau.Presse – Le Goût de vivre

    Chantal Laurin et son mari Gilles n’ont pas planifié de vendre leur maison à Tiny, mais en 2021, quand la valeur des maisons était en hausse et les acheteurs arpentaient les rues de Tiny, ils ont tenté leur chance. Dans moins de deux mois, la maison a été achetée par une famille torontoise qui cherchait une maison d’été, une pratique commune avant la pandémie, mais qui est devenue immensément populaire depuis 2020.

    Crédit : Chantal Laurin

    « Durant la pandémie le trafic des personnes qui venaient trouver des maisons était terrible, tu ne pouvais même pas aller pour des marches », explique Chantal Laurin. Danielle Dorion, agente immobilière dans Tiny depuis 18 ans, dit que les villes situées à la campagne et près de l’eau, à environ 150 km de Toronto sont devenues les destinations recherchées parce que « c’est plutôt un style de vie qu’ils cherchent, qui n’est pas dans la ville, mais hors de la ville. »

    Résidences primaires et secondaires

    Le marché des chalets a explosé pendant la pandémie. Selon Danielle Dorion, les agents immobiliers ne parlent plus de chalets, mais de résidences secondaires, car « auparavant on avait des personnes qui avaient des chalets et ils passaient peut-être un mois par année ici, plutôt en été. Toutefois, depuis la pandémie, parfois, ils peuvent passer jusqu’à la moitié de l’année ici à leur chalet. »

    Toutefois, la majorité des gens qui achètent des résidences primaires à Tiny le font parce qu’ils prennent leur retraite. « C’est comme un cycle, explique Mme Dorion. Les personnes de la région de Toronto peuvent vendre leur maison pour 1,5 à 2,5 millions et ils achètent quelque chose ici autour de 1 million. Alors, ils prennent leur retraite ici. Les personnes de Tiny qui vendent leur maison ici prennent leur retraite dans l’Est. »

    Francophones

    Danielle Dorion remarque qu’il n’y a pas beaucoup de francophones qui déménagent dans la région et dernièrement ceux qui le font « c’est à cause des emplois dans la région, alors c’est des enseignants, ou des personnes bilingues pour les hôpitaux. » Mme Dorion ajoute que les francophones cherchent des logements plutôt que des maisons et « il n’y a presque rien, alors il y a beaucoup de compétition pour ça aussi ». Selon l’agente immobilière, les vendeurs et acheteurs sont de diverses cultures, notamment grecque, italienne, russe et polonaise.

    Crédit : Alexandra Snider

    Avenir du marché

    Avec les taux d’intérêts croissants, plusieurs propriétaires craignent que la valeur de leur maison baisse, mais Danielle Dorion croit que la demande est assez forte que les prix ne baisseront pas. « Je pense que les maisons vont rester à la valeur qu’elles ont maintenant, probablement pour un autre 2 ans à 5 ans. Elles vont peut-être augmenter un peu, mais je ne prévois pas qu’elles vont descendre en prix. »

    Chantal Laurin qui est en plein projet de construction de leur nouvelle maison dans Tiny, affirme que le prix des matériaux de construction est « plus haut que ce que c’était l’année passée. Tout continue à monter. » Ils ont donc acheté des matériaux en 2021 pour éviter un manque et de longs délais en 2022. Quant à la construction de logements abordables pour stabiliser le marché, Mme Dorion dit que « les prix de matériaux de construction sont si hauts que je ne prévois pas que ça va se faire dans un an ou deux ans, je pense que ça va prendre des années et des années. »

    Photo principale : Chantal Laurin

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