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Depuis sa création, le Cabaret Queer désire mettre en lumière des artistes de la communauté LGBTQAI2+, et ce, dans tous les champs possibles. Cette année, l’humoriste et dragqueen Mona de Grenoble est venue présenter, devant une salle comble, la version en rodage de son premier « one-Mona-show » intitulé De la poudre aux yeux.

 

Les deux premières éditions du Cabaret Queer présentaient des spectacles de variétés avec des dragqueens connues du milieu, dont plusieurs francophones. « Du début, l’objectif Cabaret pour le Conseil des Arts de Hearst c’était de présenter des artistes ou des thématiques queer pour encourager l’inclusivité. Dans le fond, il n’a jamais été question de seulement faire de la drag. Nous voulons démontrer la variété et la diversité des arts et des artistes queer dans le secteur des arts de la scène. Par exemple, l’an prochain, on aimerait avoir une pièce de théâtre », explique la directrice générale et artistique du CAH, Valérie Picard.

 

Au départ, après le spectacle humoristique devait suivre une soirée karaoké, qu’il a fallu annuler quelques jours avant l’évènement par manque d’inscriptions. Une soirée dansante a donc pris la place de la compétition. « J’ai discuté avec des gens dans la salle et c’était plus l’idée de l’engagement, que si tu t’inscris tu n’as pas le choix de participer. Je pense juste que c’était un peu trop formel comme format. Peut-être que nous allons revisiter l’option plus tard de faire une soirée karaoké plus traditionnelle. »

 

Mona de Grenoble

 

L’humoriste québécois qui se cache derrière le personnage de Mona s’appelle Alexandre Aussant. Il est aussi connu pour avoir remporté l’émission de téléréalité Big Brother en 2023. Cette année, il entame sa douzième année en drag, mais ça fait environ trois ou quatre ans qu’il a commencé en humour.

 

Alexandre Aussant a déjà fait des représentations dites plus traditionnelles de dragqueen, comme le lipsync et la danse, mais son spectacle n’en contenait pas. Il explique dans De la poudre aux yeux que c’est du standup fait par un personnage qui s’adonne à être une dragqueen. « Depuis que j’ai commencé l’humour, c’est vraiment ma priorité numéro un parce que ça fait en sorte que je travaille beaucoup. Je suis devenu très occupé avec l’humour, c’est pour ça que je n’ai pas intégré de lipsync dans mon spectacle, j’avais beaucoup de choses à dire. »

 

Le choix du titre vient de l’expression qui implique un tissu de mensonges. Pour lui, Mona c’est un peu ce qu’elle incarne. « Je ne te mentirai pas… il y a un monsieur qui a très chaud en dessous de ça ! C’est aussi un spectacle d’une drag qui ne fait pas de la drag : je suis une dragqueen qui a décidé de faire de l’humour parce que je n’étais pas une bonne dragqueen, justement. »

 

Le spectacle aborde des sujets d’actualité de la communauté queer, mais aussi des moments de sa vie personnelle, par exemple les inspirations dans la création de son personnage, son comingout, des situations qu’il a vécues avec sa mère, des mensonges qu’il se racontait et, bien sûr, qu’en dessous du personnage se cache un homme qui aime sa vie d’homme.

 

La première médiatique de son one-Mona-show sera le 18 novembre 2024 à Québec, et le lendemain à Montréal.