22 mai 2022

    La Première Nation de Constance Lake reçoit l’appui dont elle a besoin

    Depuis la déclaration de l’état d’urgence médical le 22 novembre, à la suite du décès de trois membres de la communauté, plusieurs personnes collaborent dans l’enquête en cours afin de trouver la source de l’éclosion de blastomycose à la Première Nation de Constance Lake.

    La communauté travaille étroitement avec Services aux Autochtones Canada (SAC), le Bureau de santé Porcupine, les ministères de la Santé et des Affaires autochtones de l’Ontario, Matawa Chiefs Council, Weeneebayko Area Health Authority ainsi que d’autres partenaires afin de venir en aide. Le département des SAC a également rencontré les représentants des hôpitaux en province qui accueillent des membres de Constance Lake pour s’assurer que les patients transférés sont entre bonnes mains lorsqu’ils arrivent à l’hôpital.

    À l’heure actuelle, quatre professionnels en santé mentale sont à Constance Lake afin de répondre à un soutien « grandement nécessaire ».

    « Il y a beaucoup de conseillers en santé mentale pour nous aider en cette période », explique la cheffe de la Première Nation de Constance Lake, Ramona Sutherland, constatant une hausse des cas d’anxiété depuis le début de l’éclosion.

    Quatre professionnels sont à Constance Lake pour aider la communauté.

    Le conseil et la cheffe discuteront prochainement d’un plan de prévention lorsque l’origine de l’infection fongique sera découverte, pour éviter d’être à nouveau dans la même situation. De plus, il a été question d’un plan d’évacuation « seulement pour être proactif et non réactif », ajoutant qu’aucune évacuation n’est prévue à ce point-ci.

    Soutien des communautés environnantes

    La cheffe croit que les gens de Hearst et des environs sont « très compréhensifs et serviables ». Elle souligne le travail de l’équipe de l’Hôpital Notre-Dame de Hearst qui s’occupe des patients de Constance Lake depuis les deux dernières semaines. Mme Sutherland précise que les membres de sa communauté qui présentent des symptômes de blastomycose sont mis en priorité lorsqu’ils arrivent à l’hôpital en vue de passer un examen le plus vite possible.

    « Si vous voyez des Autochtones à l’hôpital, ne soyez pas dérangé parce qu’ils sont admis immédiatement », explique Mme Sutherland. « Tout doit être [fait] en temps opportun. Cela ne veut pas dire que les autres personnes qui entrent à l’urgence ne sont pas importantes. C’est juste que nous devons accélérer. »

    L’enquête se poursuit

    Ramona Sutherland a dévoilé le 26 novembre qu’il y a trois cas confirmés et 14 cas probables de blastomycose depuis la déclaration de l’éclosion. Deux autopsies ont confirmé que les défunts de la communauté étaient atteints de la blastomycose.

    Dans un communiqué du 28 novembre, la Première Nation de Constance Lake informe la population qu’environ 50 % des personnes atteintes de blastomycose sont asymptomatiques. La cheffe a mentionné que les hôpitaux provinciaux soignant les patients de Constance Lake travaillent actuellement sur un plan de sortie, incluant un traitement médical de quelques semaines au retour à domicile. En tout, 80 personnes d’intérêt font partie de l’enquête, en date du 26 novembre.

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