2 octobre 2022

    La Maison Arc-en-Ciel passe en mode action pour éviter sa fermeture

    Lorsque la directrice générale de la Maison Arc-en-Ciel a reçu une lettre de la part de Santé Ontario signalant son intention de fermer l’établissement dans un futur proche, elle a été prise de court. À l’heure actuelle, Estelle Bérubé poursuit des échanges avec Santé Ontario afin d’assurer le maintien des services en place, ceux-ci aidant les jeunes hommes avec des problèmes de toxicomanie, de dépendance et de santé mentale. 

    Santé Ontario a informé Mme Bérubé qu’il se prépare à retirer plus d’un demi-million de dollars en fonds destiné au fonctionnement de l’établissement d’ici la fin du mois d’avril. Sans discussion préliminaire, il est indiqué que la province veut changer le modèle de traitement actuellement offert afin de le rendre disponible aux deux sexes, ce qui va à l’encontre du modèle de la Maison Arc-en-Ciel. 

    « Ç’a surpris tout le monde » 

    Guy Bourgouin, député de la circonscription de Mushkegowuk-Baie James, a appris par l’intermédiaire d’un communiqué qu’il s’agirait d’un problème de rendement par rapport au programme. 

    Selon Santé Ontario, le nouveau modèle proposé serait mieux. Pourtant, la demande de service du centre d’Opasatika a augmenté depuis le début de la pandémie, un signe de son succès et de ses habiletés d’adaptation. « Quand j’ai parlé avec la Maison Arc-en-Ciel, ils m’ont dit : on fait les changements appropriés qu’ils nous ont demandés », indique M. Bourgouin. Cela inclut la décision de fournir des services bilingues au lieu de s’en tenir exclusivement à des cas de jeunes francophones, ainsi que des modifications supplémentaires pour augmenter les services. 

    Lors de sa dernière discussion avec la directrice générale, M. Bourgouin a été informé que les pourparlers avec Santé Ontario se poursuivaient pour tenter de trouver une solution et pour permettre au centre de continuer à fournir ses traitements spécialisés. Le député envisage de contacter les ministre concernés pour essayer de maintenir le financement « qui n’est pas énorme pour la province, mais qui fait une grosse différence pour notre région ». 

    « On ne voit pas pourquoi, avec le montant d’argent qu’ils ont besoin, pourquoi c’est problématique », commente M. Bourgouin. 

    Des avis de cessation d’emploi ont déjà été remis à la dizaine d’employés du centre, en anticipant sa fermeture potentielle. En 2017, la Maison Arc-en-Ciel avait fait face à une crise similaire durant laquelle les responsables craignaient de subir une perte de financement. 

    En ce moment même, la Maison Arc-en-Ciel, située à Opasatika, offre des services résidentiels aux hommes de 12 à 24 ans, francophones et anglophones, dans la région. 

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