2 octobre 2022

    La COVID-19 frappe de plein fouet et la terre doit continuer de tourner

    J’avais été épargné par le virus de la COVID-19 et ses variants depuis leur arrivée surprise dans nos vies en mars 2020, mais voilà que, comme plusieurs personnes en ville, on me l’a offert en cadeau gratuitement, comme ça, en plein été ! Ben oui, directement au moment où l’on commence à avoir un été à Hearst ! Je ne sais pas à quel variant j’ai eu droit, mais il a fait mal. 

    La fatigue et un certain mal de tête ont débuté lors d’une journée d’activités du 100e de Hearst, le 6 aout. J’étais persuadé que j’étais tout simplement fatigué parce que la semaine précédente avait été assez rock’n’roll. Ajoutez à ça quelques mauvaises nouvelles dans le lot ! 

    Plus les journées avançaient, plus les symptômes s’intensifiaient. Fatigue extrême, mal de tête, sinus complètement bloqués, gros mal de gorge, courbattures et essoufflement à toute tentative d’accomplir une tâche : la totale ! Mon angoisse s’est intensifiée lorsqu’une douleur intense est apparue à la poitrine. Pris de panique, je ne pouvais pas croire à une crise de coeur ! Je me demandais à quel moment je devais demander l’aide d’une ambulance. Le malaise est passé après une quinzaine de minutes. 

    Le problème, c’est que la terre continue de tourner et ce virus ne passe pas en quelques jours. Ça fait maintenant 10 jours et je suis incapable de faire plus de deux heures de travail de suite sans être complètement lessivé ! Des amis m’ont mentionné avoir eu besoin de trois à quatre semaines avant d’être mieux. Je ne peux pas attendre aussi longtemps, j’ai de l’ouvrage qui ne se fera pas tout seul. 

    Une grippe de quelques jours, tout le monde est capable de gérer ça ! Mais comment fait-on pour une covid de trois semaines ? C’est très clair que ça nuit, et engendre des pertes de productivité. Ajoutez à tout ça le manque de main-d’oeuvre et voilà le cocktail parfait pour foutre l’économie dans les airs. Une incidence directe à l’inflation. 

    Plusieurs connaissances sont tombées malades à la suite des activités du 100e de Hearst. Il y avait beaucoup de monde, des accolades, des serrages de main. Tout le monde était content de se voir et nous avons laissé tomber nos bonnes habitudes. Il n’y a pas seulement la population qui était sur le party, le virus s’en est donné à coeur joie lui aussi. 

    Personnellement, j’ai été très vigilant pour ne pas contracter le virus au cours des deux dernières années. J’estimais justement ne pas avoir le temps d’être malade, mais j’ai, comme trop de personnes, baissé mes gardes cet été. 

    Après avoir passé huit jours bien enfermés à la maison, une épicerie s’imposait. Je pense qu’on était trois personnes dans toute l’épicerie à avoir un masque. Peu importe, ce n’est pas moi qui vais faire la morale, mais pensez-y, la COVID-19 ça magane pas à peu près. 

    Il semble y avoir une vague de cas actuellement, tellement que l’Hôpital Notre-Dame s’est placé en éclosion dimanche dernier et le lendemain, c’est le Foyer des Pionniers qui suivait le bal. Malheureusement, elle est loin d’être terminée, cette pandémie. 

    Le Bureau de santé Porcupine comptait mardi 7938 cas, dont 4 787 en 2022, quatre éclosions, 70 décès, dont 39 en 2022 et une personne hospitalisée. 

    Il ne faut pas lâcher. Soyons prudents, parce que personne ne souhaite le retour des nombreuses restrictions, les fermetures et celles des écoles. Les mains, les mains, les mains, il faut reprendre l’habitude de se laver les mains souvent, et garder nos distances. 

    Steve Mc Innis 

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