26 septembre 2022

    Jean-Michel Cantin affrontera le Pacific Crest Trail

    Avec seulement un sac à dos et une passion pour la randonnée, un homme de Hearst se prépare à exaucer l’un de ses rêves : visiter le monde à pied. Dans une semaine, Jean-Michel Cantin sera à Campo, en Californie, pour commencer une marche solo de 4300 km sur la côte ouest des États-Unis. S’il y a une chose de certaine, c’est que M. Cantin ne sera « pas le même gars » à son retour au Canada. 

    Il faut retourner en 2020 pour comprendre sa motivation. Au début de la pandémie, il a été mis à pied pendant cinq semaines. Cette période lui a permis de penser à certaines choses, dont son intérêt de faire le tour du monde. « J’ai eu le temps de vraiment regarder ce que je voulais faire », dit-il. 

    Durant sa recherche, il a découvert l’un des sentiers les plus longs du monde : le Pacific Crest Trail (Chemin des crêtes du Pacifique). Il part le 5 mai pour Ottawa et, une semaine plus tard, sera en Californie afin d’entreprendre un périple d’environ cinq mois, commençant à la frontière du Mexique, près de San Diego, pour se terminer à Manning Park, à proximité de Vancouver. Il planifie parcourir 1000 km par mois, soit de 30 à 35 km par jour. 

    Pour affronter les premières semaines dans le désert, M. Cantin devra marcher tôt le matin, avant 11 h, et reprendre sa randonnée vers 15 h, histoire d’éviter la chaleur extrême. Après les terrains plats, il devra s’habituer aux altitudes des rocheuses américaines et aux conditions des forêts de l’ouest. « C’est un mélange de toutes sortes de paysages et de climats, explique M. Cantin. C’est un challenge. » 

    Une fois par semaine, il aura la chance d’arrêter dans l’un des villages environnants. Certains sont à 15 minutes de marche, d’autres à une quinzaine de kilomètres. À certaines occasions, Jean-Michel sera donc obligé de faire du pouce pour s’y rendre afin de faire du lavage, prendre une douche et acheter des provisions avant de reprendre son chemin. 

    Planifier son départ 

    Il s’est débrouillé assez rapidement dans le but de financer son voyage, vendant sa voiture en janvier 2020 ainsi que la majorité de ses possessions. À son nom, il lui reste un sac et des bacs de plastique remplis d’effets personnels et de vêtements. 

    Depuis lors, il se déplace à vélo et à pied. De plus, pour habituer son corps, il s’est entrainé à maintes reprises en marchant en ville, quelques heures à la fois, avec son sac à dos. Au début, il ne transportait que 20 livres d’équipement. Graduellement, il a ajouté de l’eau et d’autres effets personnels pour augmenter la pesanteur, car il devra transporter un maximum de 50 livres sur son dos pendant, en moyenne, de 10 à 12 heures quotidiennement. 

    En novembre, il a envoyé sa demande afin d’obtenir un permis, obligatoire pour effectuer le trajet. En fait, il y a un maximum de 50 permis émis par jour, question de protéger le sentier en limitant le nombre de promeneurs. 

    M. Cantin attendait d’en avoir un depuis le mois de mars. Heureusement, sa réponse est arrivée récemment l’informant qu’il pourra se chausser le 18 mai. 

    Le reste du monde 

    Lorsqu’il sera arrivé à sa dernière destination, au Canada, M. Cantin envisage de revenir à Hearst pour quelques mois, le temps d’amasser des sous avant de repartir. Pour l’instant, il n’a pas d’autres destinations en tête. Cependant, il rêve de l’Australie et de l’Asie. 

    M. Cantin raconte qu’il prépare une page Facebook pour les personnes qui veulent suivre les péripéties de son aventure. Il mentionne que cette page, qu’il nommera The Long Footpath, sera publiée prochainement. 

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