2 Décembre 2022

    Intervention nécessaire pour combattre les espèces envahissantes

    Alexandra Snider – IJL – Réseau.Presse – Le Goût de vivre 

    Le printemps et l’été sont les grandes saisons d’élimination des espèces envahissantes végétales. Il est important de les éliminer, car en faisant concurrence aux espèces indigènes, elles peuvent complètement déstabiliser un écosystème, ce qui entraîne des conséquences écologiques graves.

    La carpe de roseau

    Mary Muter, présidente du Georgian Bay Great Lakes Foundation, un organisme qui fait de la recherche sur des enjeux environnementaux, explique que « l’espèce envahissante qui n’est pas encore ici, mais qui pourrait être très nuisible, est la carpe de roseau. » Cette espèce a été importée de l’Asie pour contrôler les algues dans des étangs au Michigan et en Ohio, mais lorsqu’elles deviennent trop grandes, les gens les jettent dans les rivières d’Ohio. À présent, il n’y a pas de carpes de roseau documentées dans la baie Georgienne, mais quelques-unes se sont rendues au lac Huron.

    « Nous sommes très inquiets parce que les carpes de roseau peuvent être très nocives pour les marais de la baie Georgienne puisqu’elles mangent les plantes des marais », affirme Mme Muter. Elle ajoute que les marais sont un habitat essentiel pour la ponte des espèces indigènes. Mary Muter se réjouit du fait que bientôt, Pêches et Océans Canadaespèces envahissantes fasse une recherche pour les carpes de roseau dans la baie Georgienne, mais elle ajoute que c’est possible « qu’il y ait déjà une population trop grande dans le lac Érié pour les éliminer. »

    Pachysandre du Japon

    Au marais Wye, il y a des initiatives au printemps pour éliminer des plantes destinées pour les jardins, mais devenues envahissantes dans la nature. Le pachysandre du Japon est l’une de ces espèces et il « pose un problème pour la couverture végétale, car il réduit la place pour les espèces indigènes, telles que le trille et l’uvulaire à grandes fleurs », explique Patrick Jackson, directeur de l’intendance au marais Wye.

    1. Jackson explique que le pachysandre du Japon peut nuire à la biodiversité d’un milieu. « S’il n’y a qu’une espèce, ça élimine beaucoup des sources de nourriture et ça dégrade l’habitat. » Afin de réduire le risque que des espèces envahissantes se répandent, Patrick Jackson ajoute qu’il faut essayer de planter des plantes indigènes dans son jardin.

    Photo : Alexandra Snider

    Phragmites envahissants

    Les phragmites envahissants sont des roseaux vivaces qui peuvent atteindre entre 15 et 20 pieds de hauteur. Ils préfèrent les milieux humides et on peut souvent les retrouver dans des fossés au bord des routes. Après quelques années de croissance, les phragmites « deviennent incroyablement denses et ils créent ce qu’on appelle un peuplement monotype », explique Nicole Carpenter, directrice des projets scientifiques, à Georgian Bay Forever (GBF), une organisation de sensibilisation et de protection de la baie Georgienne.

    Ces peuplements denses éliminent toute autre végétation et réduisent l’habitat des espèces vulnérables, notamment les tortues. Dans les marais, il n’y a rien qui peut naturellement tuer les phragmites; l’élimination aux mêmes sites chaque année par une des méthodes proposées par GBF est donc nécessaire. Le public peut participer à des initiatives d’élimination locales organisées par des organismes communautaires pendant le mois de juillet et d’août. « L’éducation et la sensibilisation sont très importantes, affirme Nicole Carpenter. Par exemple, les gens peuvent s’impliquer en lisant en ligne ou en cherchant de l’information des sources telles que GBF et autres organisations locales. »

    Photo Principale : Nicole Carpenter

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