26 septembre 2022

    Côté bilinguisme, ce sont les francophones qui sont les plus concernés

    Bien que la majorité des Canadiens démontrent un fort appui aux objectifs de la Loi sur les langues officielles, c’est parmi les francophones qu’il est le plus élevé, selon un sondage réalisé en octobre 2021 auprès de 3000 personnes pour le compte du Commissariat aux langues officielles. 

    L’intérêt serait le plus prononcé au Québec avec un soutien atteignant 95 %. En Ontario, le pourcentage est de 87 % et dans les provinces de l’Atlantique, 86 %. 

    Il y a plus de francophones que d’anglophones qui sont d’avis que le premier ministre du Canada, les juges de la Cour suprême ainsi que les ministres fédéraux doivent être bilingues. Lorsque la question des compétences linguistiques du premier ministre du Canada est survenue, 98 % des francophones ont dit qu’il devrait être bilingue. Du côté anglophone, 78 % ont répondu pareillement. 

    En ce qui a trait au bilinguisme chez les juges de la Cour suprême du Canada, 96 % des franco-phones ont dit qu’ils devraient parler les deux langues officielles, contre 73 % des anglophones. À la question de savoir s’il devrait être obligatoire pour les ministres du gouvernement fédéral d’être compétents en français et en anglais, 94 % des participants francophones ont répondu par l’affirmative. Lorsque la question a été posée aux anglophones, 67 % étaient du même avis. 

    La version actuelle de la Loi sur les langues officielles a pour objectif d’assurer le respect et l’égalité de statut des deux langues officielles au sein des institutions fédérales, entre autres lors des débats et travaux du Parlement, ainsi que de soutenir le développement des minorités linguistiques dans les provinces et territoires canadiens. 

    Projet de loi C-13 

    Le 1er mars, Ginette Petitpas Taylor, ministre des Langues officielles, a déposé son projet de modernisation de la Loi sur les langues officielles pour y apporter certains ajustements liés aux enjeux modernes en matière de dualité linguistique. La nouvelle version de la Loi offrirait l’option au commissaire aux langues officielles de sanctionner des entités comme les sociétés d’État dans le domaine du transport (Via Rail, Air Canada) qui ne respectent pas leurs engagements linguistiques. 

    Le projet de loi prévoit de mieux s’attaquer à l’immigration francophone en établissant des critères précis pour aborder adéquatement la baisse du nombre de francophones au sein des communautés minoritaires de langue français.

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