2 octobre 2022

    Chronique : Non, notre journal n’est pas bourré de fautes d’orthographe !

    Ça me fait toujours rire lorsqu’une personne m’arrête pour me dire que notre journal contient beaucoup d’erreurs de français ! Nous n’avons pas la prétention d’être parfaits, loin de là, mais il faut savoir que le journal Le Nord utilise la nouvelle orthographe, ce qui confond certains lecteurs. 

    Encore dernièrement, une gentille dame vient me voir et m’indique à la blague qu’elle souhaite faire une plainte. « Steve, parfois je suis découragée de constater le nombre de fautes dans le journal. Comme… peux-tu dire à ton équipe qu’il faut écrire “ oignon ” et non pas “ ognon ” ? Et ça, c’est juste un exemple », ajoute-t-elle. 

    Alors, j’ai pris le temps de lui expliquer, à elle et ses amies qui approuvaient l’épellation « oignon » que, tel qu’indiqué à la page 4 de toutes les éditions du journal Le Nord, nous utilisons la nouvelle orthographe depuis que les Médias de l’épinette noire ont acquis l’hebdomadaire. 

    Je tenais à clarifier cette situation avec une chronique puisque la personne en question n’est pas la première à nous faire ce genre de commentaires. D’abord, voici le modus opérandi du journal semaine après semaine. 

    1. Les journalistes et les chroniqueurs envoient leurs textes à l’éditeur, c’est-à-dire moi ! 

    2. Je prends le temps de bien les lire pour m’assurer qu’ils sont complets, faciles à comprendre, et j’en profite pour effectuer une première correction de la grammaire et de la syntaxe. 

    3. Ensuite, les articles sont envoyés une première fois à notre extraordinaire bénévole, Claire Forcier. Elle les révise et voit à ce qu’il n’y ait pas de coquille dans les faits ni dans les noms ou les titres des intervenants. 

    4. Claire me retourne les textes corrigés et je les place dans le journal. 

    5. Lorsqu’une page du journal est terminée, Claire l’examine une autre fois. Oui, il lui arrive de trouver encore des erreurs de grammaire et d’orthographe, mais à cette étape c’est davantage pour bien diviser les mots à la fin des lignes, mettre certains termes en italique ou en caractère gras et s’assurer que les textes y soient en entier. 

    6. Le mercredi en soirée trois autres personnes scrutent le journal à la recherche d’erreurs. Il s’agit de Claudine Locqueville, Suzanne Dallaire Côté et Anouck Guay. 

    7. Finalement, le jeudi matin, quatre employés s’affairent à corriger les fautes trouvées la veille par l’équipe de bénévoles, tout en surveillant et peaufinant la mise en page. Une fois le journal terminé, il est envoyé à l’imprimerie. 

    Malgré toute cette attention, il y a des coquilles qui passent à travers les mailles du filet. 

    Nouvelle orthographe 

    Voici quelques règles provenant de la nouvelle orthographe. La plupart des traits d’union sont carrément retirés. On ne fait que coller les mots ensemble, par exemple « extra-fort » devient « extrafort ». Il est maintenu dans les mots ou la soudure en gendrerait une prononciation défectueuse, comme dans « extra-utérin ». Il y a plusieurs autres règles concernant le trait d’union, notamment pour les chiffres. Personnellement, j’utilise le site Internet gqmnf.org lorsque je suis incertain. 

    Autres règles, les accents et les trémas changent dans plusieurs situations. L’accent circonflexe a été retiré des lettres « i » et « u ». Par exemple, on n’écrit plus « août », mais bien « aout ». Évidemment, il y a des exceptions ! 

    Lorsque vous estimez avoir trouvé une faute d’orthographe, assurez-vous que la nouvelle orthographe ne s’applique pas. Cela étant dit, nous demeurons des êtres humains et il est évident que des fautes de français peuvent apparaitre sporadiquement. 

    La langue française est tellement belle et riche, c’est pour cette raison qu’elle n’est pas si simple. Il ne faut toutefois pas craindre d’écrire en français puisque tout le monde commet des fautes. L’important, c’est justement de s’exercer pour devenir meilleur. 

    Je trouve également important de ne pas rire des personnes qui commettent des erreurs ou de les reprendre constamment, c’est hautain et malsain. 

    Mais pour rire, en terminant, il y a deux mots souvent utilisés à Hearst qui me frisent particulièrement les oreilles. Ce sont des affreuses conjugaisons avec les verbes « jouer » et « être ». On ne peut pas dire « ils jousent » : il faut plutôt dire « ils ou elles jouent ». Et le mot « sontaient » n’existe pas… « ils ou elles étaient » au rendez-vous. 

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