JOURNAL DU 12 AOUT 2021 - Avez-vous une collection d’objets sentimentaux, intimes ou précieux en votre possession ? Accumulez-vous des vinyles, des toiles, des sculptures, de l’argent ou des briquets depuis que vous êtes tout jeune ? Lisa Gauvin de Hearst et Nicolas Rice de Mattice sont des collectionneurs investis qui ajoutent aléatoirement des items à leur impressionnante collection depuis des années. Mme Gauvin détient un ensemble de plus d’une centaine de pièces de monnaie et de billets en papier, et M. Rice est un fanatique des briquets de tous les styles possibles.

De l’argent qui coute cher

Le projet de Mme Gauvin a commencé en 6e année lors de sa graduation au sein du programme D.A.R.E. On lui a remis sa première pièce de monnaie qu’elle estime très jolie au premier regard. « J’ai décidé de commencer à collectionner ça », confesse-t-elle. « Je cherchais quelque chose pour me décoller et l’opportunité s’est présentée. » Pour encourager sa fille, la mère de la collectionneuse lui a passé l’argent qu’elle avait mis de côté. Par la suite, les membres de son entourage n’ont pas tardé à lui donner leurs pièces de monnaie pour qu’elle continue à agrandir sa collection. Aujourd’hui, elle a de l’argent de partout dans le monde, des États-Unis aux Émirats arabes unis.

La majorité des items de sa collection sont des cadeaux qu’elle a obtenus des autres ou des pièces de monnaie qu’elle a trouvées en manipulant de l’argent. Lors de transactions en travaillant au service à la clientèle, Mme Gauvin a parfois demandé aux gens d’échanger des pièces plus rares. Elle a également trouvé de l’argent dans des endroits anodins tels qu’une salle de concert.

Peu importe la source ou la valeur de l’argent, elle le prend. « Je n’accorde pas vraiment d’importance à la valeur de chaque sou », dit-elle. « Je suis juste contente de les collectionner. Ça montre que le monde pense à moi. »

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Amateur de briquets et d’histoire

M. Rice a un oncle qui a été collectionneur de briquets. En fouillant à travers la collection, il a eu l’idée de commencer la sienne. À l’âge de 12 ans, il s’est procuré son premier briquet. Vingt ans plus tard, il compte 53 objets reçus en cadeau ou retrouvés au fil des années dans des lieux particuliers, dont les petits marchés de village, les dépanneurs ou les marchés aux puces. « Les ventes de garage, c’est plein de petits trésors », raconte le collectionneur. « C’est souvent là que je trouve des items que j’aime beaucoup. »

Il cherche surtout la variété lorsqu’il choisit un allume-feu. Certains sont farfelus, tels que des briquets en forme de guitare et d’animaux, ou bien celui qui ressemble à un tournevis. D’autres sont plus symboliques, dont son allume-feu commémoratif du 125e anniversaire de la compagnie Budweiser.

À titre d’anecdote, M. Rice raconte que son frère lui a donné en cadeau son briquet favori : un allume-cigarette fabriqué durant la Première Guerre mondiale, destiné aux soldats des tranchées. Grâce à ses recherches, il a découvert que l’objet d’époque est un emblème de la France utilisé par le Canada durant la guerre. Le briquet, fait à partir d’une pierre et d’une corde, ne produit pas de flamme, ce qui a permis aux soldats d’allumer des cigarettes sans qu’ils se fassent repérer de loin par des rivaux. « C’est mon article prisé », avoue-t-il.

Aujourd’hui, Nicolas Rice transmet cette passion à sa fille avec qui il collectionne des roches et des plumes d’oiseaux. Les deux passent souvent du temps dehors à cueillir ces objets. C’est une occasion pour lui d’approfondir ses connaissances des minéraux et une manière de passer du temps avec son enfant. « C’est une passion qu’on partage ensemble », dit-il.

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