Après une année où le grand écran n’a cessé de s’éteindre et de se rallumer, la réouverture à la mi-juillet des salles de cinéma en Ontario – deux semaines après celles du Québec – a-t-elle finalement redonné le goût aux cinéphiles d’Orléans de renouer avec le septième art ?

S’il faut en croire le directeur général du Ciné Starz Orléans, Gaétan Roy, l’achalandage dans sa quelque demi-douzaine de salles n’est pas tout à fait ce qu’il était lorsqu’il y a eu une première réouverture en février dernier. Le DG explique la situation notamment en raison de l’absence de groupes de jeunes de camps de jour au cours de l’été et puis, fait assez essentiel, « on manque de films à cause de la pandémie. »

De plus, avec les vacances, l’homme de cinéma mentionne que les fins de semaine ont été relativement tranquilles alors que les autres jours, les salles fonctionnaient mieux.

La claquette du MIFO

Habituellement, le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) présente deux films par mois en français en louant à M. Roy l’une de ses salles, sises rue Centrum, à Orléans. En raison de la pandémie, la conseillère en marketing et communication, Gabrielle Marcotte explique que le MIFO, à titre de diffuseur, en a profité pour se doter d’un nouvel écran et d’un nouveau projecteur, afin d’être mieux équipé pour présenter ses activités cinématographiques. Cet été, le MIFO avait programmé deux films à l’extérieur avec respect de la distanciation. Entre 60 et 90 spectateurs sont venus. Lors de précédentes présentations estivales, « on est déjà allé jusqu’à 400 personnes », se remémore Anne Gutknecht, directrice artistique au MIFO. « Avons-nous perdu des cinéphiles en cours de route? Difficile à dire. C’est possible que la pandémie nous ait fait perdre des personnes mal à l’aise avec la pandémie et les diverses restrictions. »

Une rentrée prudente

Pour la rentrée, côté cinéma, la directrice artistique et ses acolytes vont y aller progressivement au niveau de la programmation. Outre un film par mois qui devrait être proposé un jeudi, pour l’instant dans la salle du MIFO, l’équipe est en train de concocter un projet scolaire pour deux écoles secondaires de la région : De La Salle et Béatrice-Desloges.

Après s’être familiarisés l’an dernier avec les aspects de la critique au cinéma, les élèves se verront confier le défi d’écrire un scénario sous la direction d’une personne professionnelle de la scénarisation.

Autre projet en devenir : l’attendu festival de films francophones à Orléans. Il sera proposé en novembre.

Pour l’instant, la programmation est en développement. En plus d’y visionner des films provenant notamment du Québec, de la France ou de la Belgique, Anne Gutknecht assure que, comme d’habitude, il devrait y en avoir pour tous les goûts, de la comédie au drame, en passant par les films pour enfants. Peut-on en savoir un peu plus sur la programmation du festival ? La directrice artistique est prudente n’osant rien annoncer. Avec la pandémie, la situation peut évoluer : « On est fragile… », laisse-t-elle tomber.