L’itinérance : un problème invisible sur la route 11

Le conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane (CASSDC) a récemment mené un recensement des sans-abris sur son territoire. Bien que le CASSDC doit terminer de rassembler les données récoltées par ses partenaires pour avoir un rapport final, il est déjà clair que l’itinérance est en hausse dans le corridor de la route 11 et qu’il y a un grand besoin pour plus de services.

Le conseil d’administration des services sociaux du district de Cochrane (CASSDC) a récemment mené un recensement des sans-abris sur son territoire. Bien que le CASSDC doit terminer de rassembler les données récoltées par ses partenaires pour avoir un rapport final, il est déjà clair que l’itinérance est en hausse dans le corridor de la route 11 et qu’il y a un grand besoin pour plus de services.

« On espère que cette étude nous permettra de dresser un meilleur portrait de l’itinérance à travers le district, affirme le directeur des services de logement du CASSDC, Andy Blomberg. L’information peut aussi servir à mieux planifier et développer des programmes pour aider les sans-abris de même que mesurer le progrès qu’a fait la région dans la lutte contre l’itinérance. »

Afin de mettre fin à l’itinérance dans la région d’ici 2025, l’organisme doit mettre ses informations à jour et lier les itinérants rencontrés aux fournisseurs de services dans leurs communautés.

Le rapport final sera présenté à la prochaine rencontre du conseil d’administration de l’organisme le 21 octobre et M. Blomberg souhaite que la publication des données sensibilise le public aux défis auxquels font face les sans-abris.

Un problème invisible dans le Nord À Kapuskasing, le froid glacial de l’hiver entraine des comportements différents face à l’itinérance et elle devient quelque peu invisible. Au cours des dernières années, la municipalité a remarqué que plusieurs individus ont dû adapter leur mode de vie pour éviter les effets de mère Nature.

«Souvent on pense qu’il n’y a pas de sans-abris à Kapuskasing, mais ce n’est pas vrai», explique le maire de Kapuskasing et membre du conseil d’administration du CASSDC, Dave Plourde. Plusieurs itinérants de la communauté vont fréquemment se loger dans des édifices ou des maisons abandonnées durant les mois froids.

« On ne les voit pas, poursuit-il. Oui, on connait ceux et celles qu’on voit tous les jours dans la rue, mais ce n’est pas juste eux [qui ont besoin d’aide]. [L’étude] nous a ouvert les yeux au fait qu’il y en a beaucoup plus qu’on le croyait. »

La pandémie de COVID-19 a rendu la vie encore plus difficile pour les itinérants, qui peinaient déjà à accéder à des services de logement, de transport ou encore de santé. Heureusement, des cliniques de vaccination mobiles organisées en partenariat avec le Bureau de santé Porcupine dans des centres d’hébergement ont permis à plusieurs sans-abris d’être immunisés contre le virus. Pour la plupart des municipalités dans la région du CASSDC, l’objectif numéro un sera de rendre les services plus accessibles et d’éduquer les itinérants.

« Souvent, ils ne veulent pas d’aide, précise le maire. Mais si c’est possible de les informer sur ce qui est offert à Kapuskasing et dans les autres communautés, on doit s’assurer qu’ils sachent. »

Kapuskasing espère profiter de la publication du nouveau rapport pour mieux répondre aux besoins des individus dans la rue. Le maire avance que les données récoltées pourraient même un jour appuyer la création d’un premier refuge pour sans-abris.

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