Crème solaire en main et maillots de bain, les camps de jour ont eu l’effet d’un vent de fraîcheur pour les vacanciers cette année. Après des mois de confinement et d’isolement social, enfin pouvoir retrouver ses camarades n’a pas manqué de poser un sourire aux lèvres de Guillaume. «J’aime beaucoup le camp cette année, il y a beaucoup d’enfants et de nouveaux bateaux», partage avec candeur le campeur de 13 ans, inscrit aux camps du Club de canoë-kayak de l’île Petrie pour la cinquième année consécutive.

Sa mère partage son enthousiasme. « En tant que parent ayant partagé le nouveau “ bureau à domicile “ avec mon fils au cours de la dernière année, c’est un énorme soulagement qu’il puisse non seulement passer du temps de qualité à l’extérieur, mais aussi interagir avec d’autres camarades tout en apprenant de nouvelles compétences sur l’eau », confie Jennifer Ball Laviolette.

« L’apprentissage en ligne a fait des ravages chez de nombreux adolescents, la liberté du camp a permis d’atténuer beaucoup de stress et de leur redonner une partie de leur indépendance perdue à cause de cette pandémie », poursuit-elle. « J’aime que mon enfant ait la possibilité de participer à un camp de jour, ça lui permet de rester en forme, il apprend à être plus indépendant et ses compétences sociales s’améliorent aussi ».

C’est également l’avis de la propriétaire du club, Sarah Kennedy, qui compare d’ailleurs les camps à une « bouée de sauvetage dans une période difficile ». Que ce soit dû à l’expansion du club ou aux retombées de la pandémie, les inscriptions au programme plein-été du club ont doublé cet été par rapport à l’année dernière. « En tant qu’organisation, nous savons que notre force réside dans le fort sentiment de famille que crée le programme d’été complet, c’est pourquoi nous avons fait de sa croissance une priorité », affirme la femme d’affaires, ravie du développement positif de son entreprise.

Liberté perdue

« Le Club de canoë-kayak de l’île Petrie est un endroit très sûr où les enfants peuvent faire l’expérience d’une grande liberté, et les enfants adorent pouvoir courir et pagayer toute la journée, sans masque !! », renforce Mme Kennedy, témoin d’un grand soulagement chez les campeurs qui, après avoir subi les contrecoups de la pandémie, se réjouissent de retrouver leur liberté perdue.

« C’est incroyable, tant d’enfants sont en mauvaise forme », constate-t-elle. «Près de la moitié des enfants que nous voyons ont subi un certain défi psychologique majeur cette année», ajoute la propriétaire. D’après ses observations, plusieurs des enfants ayant vécu des difficultés émotionnelles, notamment des troubles d’anxiété, semblent canaliser leurs frustrations sur leurs parents et sur leur famille. « Cela peut être très douloureux pour tout le monde, car leurs familles sont également en difficulté », poursuit-elle.

Bon pour le moral

Les camps de jour offerts par le Mouvement d’implication francophone d’Orléans (MIFO) ont eux aussi eu pour mission cet été d’alléger les pressions exercées par la pandémie sur le moral des plus jeunes. « L’objectif du MIFO durant les derniers mois a justement été de minimiser les effets négatifs des fermetures et des interactions limitées pour les enfants », explique Marie-Claude Doucet, directrice générale de l’organisme.

« Notre équipe croit à l’importance de l’apprentissage par le jeu et par les pairs », renchérit-elle. « Les camps de jours sont donc très importants, car ils permettent de passer du temps loin des écrans, de jouer avec des amis et de faire des apprentissages uniques ».

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