Le Festival de la Curd ajoute de la couleur au paysage du village de St-Albert et des environs pour une deuxième année consécutive, avec la deuxième phase de son projet «Oh la Vache!».

En raison des mesures sanitaires, le Festival de la Curd reporte sa tenue annuelle pour une deuxième année consécutive. Compte tenu du succès du projet « Oh la Vache! » l’an dernier, les organisateurs ont décidé de le développer davantage cette année. En effet, des vaches colorées et décorées seront ajoutés à celles déjà installées sur un circuit de 30km devant différents commerces, fermes et terrains de résidences entre Embrun et Casselman ainsi qu’à St-Albert. Cette année, une dizaine d’artistes participent à la deuxième édition.

Le 17 juillet dernier, Pierre Caron, peintre, ouvrait son atelier, situé dans St-Albert aux visiteurs. Ayant reçu sa vache le matin même, il n’avait pas encore déterminé totalement comment il allait la décorer. Sur fond bleu et dégradé de couleurs, il avait l’intention de peindre des instruments de musique partout sur son corps et d’en faire un thème ‘’meuuuhsical’’ qu’il a couché sur papier. Par exemple, son pis formerait une cornemuse et une de ses taches un triangle. L’artiste compte utiliser la peinture acrylique ainsi que la peinture à l’huile pour les détails, puisqu’il est plus habitué de travailler avec celle-ci. Il compte également passer entre 45 à 50 heures sur ce projet.

Mireille Groleau, présente à la fromagerie de St-Albert, déjà très impliquée dans la région, a choisi de participer au projet et a opté pour une vache de style steam-punk, inspiré de l’ère victorienne. La vache, nommée Winifred, a un fond mauve et arborera des accessoires recyclés. Par exemple, des lanières de sandales et une petite ceinture formeront un collier choker. La vache aura des bottes et un chapeau haut de forme avec voilette et sera accompagnée d’une grenouille, vissée ou collée sur elle. Il y aura aussi, évidemment, des engrenages comme décorations pour respecter le thème de ‘steam’ (révolution industrielle à l’époque victorienne). «C’est un gros projet, je suis impressionnée.» dit la dame qui ne manque pas de projets. Elle aime l’art papier, le scrapbooking, mais surtout tout ce qui a trait au steam-punk. «J’étais déçue d’avoir manqué ça l’année passée. Quand j’ai lu que cette année ils allaient faire ça, j’étais toute excitée.»

Vers la fin août, les organisateurs souhaitent exposer les vaches des nouveaux artistes sur les lieux du Festival de la Curd avant qu’elles ne rejoignent les autres déjà installées sur le parcours. Le 1er août, d’autres artistes se tiendront, encore une fois, à la fromagerie, à la brasserie Tuque de broue et dans un atelier dont l’adresse sera divulguée un peu plus tard sur la page Facebook du Festival de la Curd.

«C’est un immense bonheur pour notre équipe de travailler encore une fois sur ce projet rassembleur qui, non seulement vient colorer le paysage de la région, mais aussi, qui met en valeur les artistes visuels franco-ontarien issus de cette grande et belle communauté», raconte Michel-Olivier Matte, directeur général du projet. «L’engouement de la part des artistes, des artisans et des commerçants locaux est au rendez-vous et cette belle énergie se répand partout sur le territoire», conclut-il.