JOURNAL DU 14 JANVIER 2021 - Quand j’étais à l’école secondaire de Hearst, j’ai fait du bénévolat à la radio le vendredi soir, pendant deux hivers. C’était une émission rock de 4 h à 7 h, pour le retour à la maison. J’avais beaucoup aimé et j’ai même pensé me lancer dans la radiotélédiffusion, mais les choses se sont passées différemment.

J’ai quitté Hearst pour mes études à l’Université d’Ottawa en 1992. Plus tard, en 1997, je me suis installé à Welland, dans la région du Niagara, où j’ai vécu pendant 23 ans. J’avais commencé dans le domaine des affaires, ayant ma propre entreprise de lunetterie. Ensuite, je suis retourné aux études en 2005 pour devenir enseignant, puis cadre de direction. Cet été, au mois d’aout, je suis revenu à Hearst.

Pendant ces 26 années au loin, Hearst m’a toujours manqué. Après la naissance de mes enfants, j’ai voulu revenir, espérant qu’un poste d’enseignant s’ouvrirait. Cela ne s’est pas réalisé, mais avec ma conjointe aussi de Hearst, on a décidé de revenir prendre soin de nos parents âgés. Juste à ce moment, un poste de direction s’est ouvert à l’École St-Louis et j’ai présenté ma candidature. Je suis arrivé le 15 aout et j’ai commencé à travailler le 17 ! J’ai profité très peu de l’été ici, car on avait de choses à régler à Ste-Catharines avant de revenir. C’était mon rêve, j’ai toujours voulu revenir.

J’y étais quatre à cinq fois par année, pour tous les congés et aussi pour le Tournoi des deux glaces de la fin avril. Mon cœur a toujours été ici et c’est un grand plaisir pour moi de revenir. Après toutes ces années dans la grande ville, je voulais me trouver quelque chose dans la nature, préférablement sur un lac. Nous avons été très très chanceux de trouver une maison au Lac Ste-Thérèse, c’était une occasion en or et on est au paradis ! Le matin, on fait du ski de fond, en après-midi une randonnée en motoneige, après on s’assoit au bord d’un feu. Même la nature nous a choyés cette année : on est rendu au 11 janvier et il n’a pas encore fait -30. On a un bel hiver pour la transition du retour à Hearst.

Au travail, ça se passe très bien ; je connais déjà les familles parce que j’ai toujours eu un pied ici. La grande différence avec le sud de l’Ontario, c’est qu’on n’a pas à se battre avec les élèves pour qu’ils parlent français. Ça a été un beau changement et ça va très bien à l’école, malgré la COVID-19, malgré toutes les mesures en place et les enjeux. Les élèves coopèrent bien, c’est une belle école avec un beau personnel. Je me sens vraiment choyé comme directeur de l’École St-Louis.

Ce qui me manque du sud de la province ? Mes enfants. Ils sont à l’Université d’Ottawa, donc pour eux, se rendre à Ste-Catharines c’était juste cinq heures de route. Je les vois moins souvent, mais avec la technologie, on fait du FaceTime et on peut se voir quand même !