Un nouveau programme dans le Nord de l’Ontario associe un agent de police avec une conseillère en santé mentale pour intervenir rapidement lors des appels impliquant des problèmes de santé mentale ou de toxicomanie. L’Équipe mobile d’intervention en situation de crise (ÉMISC), menée par une coalition de trois groupes, a connu beaucoup de succès durant ses six premiers mois d’activité sur le terrain dans le district de Cochrane.

Lorsque l’ÉMISC reçoit une demande d’aide des autorités, la conseillère en situation de crise Chantale Ouellette est affectée à l’opération policière pour offrir des services de soutien en santé mentale ou en toxicomanie afin de pour répondre aux besoins de l’individu en crise.

Son rôle est extrêmement important puisqu’elle fait le lien entre les fournisseurs de services et les parties concernées par l’opération policière.

«Elle doit rejoindre la famille de la personne en crise pour identifier ses besoins», explique la superviseure de l’ÉMISC, Michelle Gosselin. Par exemple, «si c’est une crise de santé mentale, Chantale va accompagner l’individu à l’hôpital et faire une évaluation de ses besoins.»

Elle peut ensuite appuyer l’individu dans l’élaboration d’un plan de traitement et dans la recherche des services appropriés. Des suivis ont lieu par la suite afin de s’assurer que la personne reçoive les soins dont elle a besoin.

71 demandes depuis avril

Avec l’appui des Services de counseling Hearst-Kapuskasing-Smooth Rock Falls (SCHKS) et du Réseau local d’intégration des services de santé du Nord-Est (RLISS du Nord-Est), l’ÉMISC a su traiter 71 demandes d’aide du détachement de la Baie-James de la Police provinciale de l’Ontario (PPO) depuis le 1er avril 2020.

Malgré les ralentissements causés par la pandémie de COVID-19, les responsables de l’ÉMISC affirment que l’intégration de l’unité est presque complétée.

«On fait ce qu’on peut par l’entremise des plateformes comme Zoom, mais c’est certain que c’est toujours mieux en face à face», constate Michelle Gosselin, qui souhaite en faire plus au niveau de l’éducation et la sensibilisation. Elle veut également se faire connaître davantage auprès des organismes de la région.

«On veut que le public sache qu’on existe et on veut que lorsque les partenaires communautaires reçoivent un appel de l’ÉMISC, ils sachent qui on est, ce qu’on offre et pourquoi on appelle.»

L’éducation auprès des policiers est un autre dossier important selon Mme Gosselin. Depuis le mois de septembre, la conseillère de l’ÉMISC travaille en personne au détachement local de la PPO à Kapuskasing.

Sa présence a notamment facilité l’accès aux services de l’ÉMISC pour l’unité policière et augmenté le nombre de demandes émises par les agents sur le terrain.

Née d’une initiative régionale

L’ÉMISC de Kapuskasing a vu le jour grâce à une initiative lancée par le RLISS du Nord-Est en janvier 2019.

Dans son rapport annuel 2019-2020, les Services de counseling HKS expliquent que «cinq hôpitaux dans la région du Nord-Est ont été sélectionnés pour implanter ce nouveau modèle d’intervention en collaboration avec la Police provinciale de l’Ontario», dont l’hôpital Sensenbrenner de Kapuskasing.

Au cours de l’année, le gouvernement de l’Ontario a accordé du financement au projet, les Services de counseling HKS ont embauché une conseillère et les ressources nécessaires ont été regroupées en préparation pour le lancement de l’ÉMISC en avril 2020. IJLO_Programme ÉMISC_PPO Kapuskasing_Cr. Chris St-Pierre.jpgIJLO_Programme ÉMISC_Logo SCHKS_Cr. Courtoisie SCHKS.pngIJLO_Programme ÉMISC_Logo PPO_Cr. Courtoisie PPO.jpg