L’Association canadienne-française de l’Ontario Mille-Îles (ACFOMI) organise la Franco-Foire annuellement afin de promouvoir les produits et les services offerts en français dans la région de Kingston et des Mille-Îles. Cette année, l’événement a permis de faire rayonner la fierté francophone malgré la pandémie et a même rejoint des gens qui ne s’étaient pas déplacés par les années passées.

Il faisait très beau le samedi 17 octobre, alors que la Franco-Foire 2020 a eu lieu majoritairement en ligne de 11 h à 15 h, en réaction à la pandémie.

Mais une fête virtuelle, ce n’est pas pareil. «Une Franco-Foire virtuelle, ce n’est pas évident», a commenté Michèle Dubois, directrice générale de l’ACFOMI, lors de l’assemblée générale annuelle qui a suivi l’événement.

L’heure est au bilan. Les chiffres sont mitigés.

Des concours et des activités spéciales

La Franco-Foire se veut avant tout un événement festif et décontracté pour les visiteurs et les exposants ; un évènement gratuit et rassembleur organisé par et pour les francophones depuis 1997, une manière de prendre le pouls de la culture francophone à Kingston.

Afin d’inciter davantage les gens à participer à la Franco-Foire virtuelle, trois concours étaient offerts : les enfants de moins de 12 ans étaient invités à soumettre un dessin, tandis que les adultes étaient invités à participer à un jeu-questionnaire et à un jeu d’évasion virtuel en français en partenariat avec Sherlock’s Escapes.

De plus, le spectacle Caisse 606 de la troupe de théâtre montréalaise La fille du laitier a été présenté à l’extérieur du Centre culturel Frontenac (CCF), devant un public réduit, et rendu disponible sur YouTube afin de permettre un visionnement gratuit durant la Franco-Foire.

La pièce de théâtre jeunesse mariait le théâtre d’objets à la poésie et la musique autour d’une caisse d’épicerie et de légumes variés. Les enfants et les plus grands ont bien ri, mais surtout «quel bonheur de pouvoir enfin voir un spectacle en direct!» selon les mots de la coordonnatrice artistique du CCF, Isabelle Tardiveau, qui a bien résumé la pensée des participants.

Alexandra Labelle et son fils étaient sur place à 10 h tapantes avec leurs chaises pliantes afin d’assister à la pièce de théâtre en compagnie de quelques autres familles masquées à bonne distance sur le gazon du CCF. Elle a apprécié pouvoir «participer aux activités offertes en ligne en après-midi avec mes enfants». Enfin, en partenariat avec le Festival du film canadien de Kingston, le film Menteur était disponible pour visionnement gratuit toute la journée.

«Nous avons passé un beau moment en famille. C’est toujours agréable de regarder un film en français», a témoigné Nancy Lortie, mère de 4 enfants.

Au programme cette année

Quelque 20 exposants ont participé à la Franco-Foire 2020, dont les quatre écoles francophones de la région, le Centre de ressources pour les familles militaires de Kingston, la bibliothèque publique de Kingston, Parents Partenaires en Éducation et le Centre Maltby, pour n’en nommer que quelques-uns. Du contenu informatif et des présentations vidéo préparées spécialement pour l’occasion étaient disponibles.

Des sessions de questions et réponses tout au long de la journée ont également permis aux gens d’entrer en contact direct avec certains exposants selon un horaire préétabli grâce à la plateforme virtuelle Zoom.

Nancy Lortie, qui habite à Kingston depuis 5 ans, mais n’avait jamais eu l’occasion de participer à la Franco-Foire en personne, a apprécié l’accès en ligne aux ressources : «Une bonne idée!» malgré un contexte quelque peu particulier. 1603375069wpdm_IJLO_Franco-Foire ACFOMI_Nancy Lortie_Cr. Raphaël Guay.jpg1603375061wpdm_IJLO_Franco-Foire ACFOMI_Film Menteur_Cr. Mireille Bergeron.jpegIJLO_Franco-Foire ACFOMI_Isabelle Tardiveau et Marie-Noël St-Cyr_Cr. Mireille Bergeron.jpegIJLO_Franco-Foire ACFOMI_Alexandra Labelle_Cr. Mireille Bergeron.jpg