L’ORLÉANAIS (Orléans) – Eli Ankou, 26 ans, a grandi au sud d’Ottawa avant de déménager à Orléans à l’âge de neuf ans. Malgré le fait qu’il habite maintenant aux États-Unis pour vivre de sa passion, Ankou n’a pas oublié ses racines franco-ontariennes.

«J’essaie habituellement de revenir à Orléans en février et en juin, mais cette année, c’est plus difficile à cause de la COVID-19. J’espère pouvoir y retourner au début de l’année 2021», lance d’emblée le joueur de ligne défensive des Colts d’Indianapolis dans la National Football League (NFL).

Ankou était jusqu’à la semaine dernière un membre des Browns de Cleveland, mais ce dernier a été réclamé au ballotage par les Colts le 7 septembre dernier. Il aura été également de passage avec les Jaguars de Jacksonville durant deux saisons ainsi que les Texans de Houston.

Ankou a débuté le football à 13 ans, mais c’est vers ses 15 ans qu’il est tombé amoureux de ce sport. C’était devenu son mode de vie.

Au secondaire, le footballeur a évolué pendant quatre saisons avec les Knights de l’école secondaire St. Peter à Orléans, avant d’aller s’exiler aux États-Unis. D’ailleurs, il garde d’excellents souvenirs de son passage avec les Knights, dont celui de sa conquête du Championnat de la ville d’Ottawa.

Il s’est ensuite dirigé vers les États-Unis pour y jouer avec les Bruins de l’Université de Californie et de Los Angeles, dans la NCAA. Il a d’ailleurs reçu une bourse complète pour ses études.

Pour se rendre dans NFL, l’athlète de 6 pieds et 3 pouces a dû repousser ses limites, en composant avec une blessure importante au genou droit subie en 2018. «J’ai dû garder ma tête froide et rester concentré sur mon retour au jeu. Il faut savoir rebondir et travailler encore plus fort», se souvient-il.

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Fierté

Ankou se dit d’ailleurs très fier d’être Franco-Ontarien et de pouvoir partager sa culture aux États-Unis : «Quand tu sors de l’Ontario et tu t’en vas ailleurs au Canada ou même aux États-Unis, tu remarques que le français est peu commun et que c’est quelque chose de rare de le parler. Alors, c’est quelque chose que tu portes avec fierté.»

Il a même enseigné la langue de Molière à ses coéquipiers chez les Browns en y apportant une touche bien particulière : «Lorsque tu as une bonne relation avec tes coéquipiers, c’est là que tu peux partager ta culture aux autres. Pour moi, c’est le français et le sirop d’érable», dit-il en riant.

En plus de performer sur le terrain, Eli Ankou redonne à son prochain. En effet, il s’engage beaucoup dans la communauté à travers son organisme Dream Catcher Foundation, qui a pour but d’aider le développement des communautés autochtones au Canada et aux États-Unis, en offrant des ressources essentielles comme de l’eau potable à celles-ci. Il a également mis sur pied un camp de football pour les jeunes de la région d’Ottawa qui se déroule à l’École secondaire publique Louis-Riel à Gloucester.

Pour les amateurs de football, il est possible de revoir de l’action, dès maintenant, puisque la saison de la NFL s’est entamée le 10 septembre dernier.