Masqués et distanciés, les députés de l’Ontario étaient de retour en Chambre, lundi, à l’Assemblée législative. Sans grande surprise, tous les projecteurs étaient tournés sur la COVID-19.

En cette rentrée parlementaire où plusieurs députés de l’opposition attendaient impatiemment de lui poser des questions, le premier ministre ontarien Doug Ford a brillé par son absence.

Il n’en demeure pas moins que la cheffe néo-démocrate Andrea Horwath a lancé la période de questions en demandant au gouvernement progressiste-conservateur pourquoi il n’assure pas plus de distanciation physique dans les classes et les autobus scolaires.

Mme Horwath a notamment demandé que la capacité des autobus soit réduite à 50%. « Le problème est tellement grave que des chauffeurs doivent quitter leur emploi en raison de leurs inquiétudes concernant les questions sanitaires », a-t-elle plaidé en Chambre et répété en point de presse.

Pour sa part, le ministre de l’Éducation Stephen Lecce a répondu que son gouvernement a débloqué des fonds supplémentaires pour la rétention des chauffeurs et pour assurer la salubrité des véhicules.

La hausse des nouveaux cas inquiète

Alors que la province a enregistré son plus grand nombre de nouvelles infections (313) en plus de trois mois, les partis d’opposition à Queen’s Park se demandent pourquoi le gouvernement Ford n’a pas préparé de plan en prévision d’une seconde vague de la pandémie plus rapidement.

Le gouvernement ontarien a indiqué qu’un « plan complet de préparation à l’automne » sera disponible sous peu.

En Chambre, les élus progressistes-conservateurs étaient nombreux à vanter les mérites de leurs plans pour lutter contre la COVID-19, mais des inquiétudes demeurent.

La cheffe du Nouveau Parti démocratique de l’Ontario Andrea Horwath et l’ex leader parlementaire du Parti libéral de l’Ontario, John Fraser, sont tous les deux d’avis que les experts de santé publique auraient dû se pencher sur une possible seconde vague bien plus rapidement.

Le gouvernement Ford n’est pas assez rapide, communique mal et manque de transparence, a fustigé Mme Horwath en point de presse.

Photo: Tvo.org