LE DROIT (Ontario) – Les petites entreprises des Comtés unis de Prescott et Russell s’adaptent peu à peu aux réalités de la pandémie. C’est ce que révèle le rapport d’un sondage mené auprès de 279 entrepreneurs locaux, publié mardi.

Le rapport, dévoilé par le comité de Développement économique et touristique des Comtés unis de Prescott et Russell (DETPR), stipule que 42 % des entrepreneurs disent vivre difficilement les effets de la COVID-19 sur leur entreprise.

Les secteurs d’activités qui décrivent toujours la situation comme étant critique sont les secteurs de la vente au détail et le milieu des arts et du divertissement, entre autres.

Cependant, il s’agit d’une nette diminution comparativement aux résultats obtenus lors du premier rapport.

Rappelons qu’un premier sondage mené au mois de mai, auprès de 479 entreprises cette fois, soulignait que 62 % des entrepreneurs interrogés trouvaient extrêmement difficile de manœuvrer en contexte de pandémie. C’est donc un écart notable de 20 % en moins de deux mois.

Tirer profit de la situation

Le nouveau rapport indique ainsi que plusieurs secteurs économiques ont réussi à tirer profit de la situation précaire entourant la crise sanitaire, que ce soit en étendant l’offre de services ou en développant l’aspect numérique des entreprises.

«Il était important pour nous de prendre le pouls actuel de la communauté des affaires et de s’assurer que nous détenons les données les plus actuelles pour bien planifier et organiser la relance économique», soulève Carole Lavigne, directrice du Développement économique et touristique des CUPR.

«D’ailleurs, la rédaction du Plan de réponse et de relance économique de Prescott et Russell qui se base entre autres sur les données recueilles par le biais de ces sondages, progresse très bien et devrait être disponible à la fin de l’été comme prévu.»

Par ailleurs, plus de 25 % des entrepreneurs voient d’un bon œil les perspectives d’embauche qui s’offrent à eux et prévoient engager davantage de personnel d’ici les six prochains mois. À l’opposé, seulement 9 % des répondants envisagent de devoir faire davantage de mises à pied.

Cependant, ce recrutement risque de s’avérer complexe. En effet, le rapport indique aussi que les entreprises peinent à compétitionner avec le double effet de la Prestation canadienne d’urgence (PCU).

L’aide gouvernementale expliquerait donc en partie les problèmes d’embauche qui sévissent actuellement dans l’Est ontarien. Cette situation est d’ailleurs corroborée par le Centre de services à l’emploi de Prescott-Russell, qui croit également que la PCU peut avoir un effet dissuasif sur la main-d’œuvre.

Les CUPR attendaient les résultats de ce deuxième sondage avant de pouvoir établir un plan de relance exhaustif et plus représentatif de la réalité sur le terrain. Le Plan de réponse et de relance économique de Prescott et Russell devrait être rendu public au cours des prochaines semaines.