«Je n’ai pas le temps de regarder les nouvelles sur ce qui se passe aux États-Unis», a rétorqué le premier ministre ontarien Doug Ford, questionné sur ses impressions du président américain Donald Trump dans la foulée des manifestations contre le racisme aux États-Unis.

Il a poursuivi en disant qu’il se concentre sur l’Ontario.

«Dieu merci, nous sommes différents des États-Unis et nous n’avons pas les racines systémiques profondes qu’ils ont depuis des années. La différence entre les États-Unis et le Canada est que pour la plupart, nous nous entendons bien. (…) C’est le jour et la nuit», a-t-il soutenu en conférence de presse, mardi.

Le premier ministre Ford a déjà affirmé que son appui envers le président américain Donald Trump est inébranlable.

La mort du Noir américain George Floyd aux mains d’un policier blanc, le 25 mai, a engendré une série de manifestations aux États-Unis et un peu partout à travers le monde, certaines violentes, d’autres non.

Le président Trump en a choqué plusieurs avec ses tweets provocateurs, dont certains incitant à la violence envers les manifestants.

Il en a ajouté une couche en menaçant d’envoyer l’armée pour mettre fin aux émeutes. Répondant à une autre question, cette fois-ci à propos de commerçants torontois qui ont placardé leurs vitrines par peur de potentiels pillages des manifestants, le premier ministre a soutenu que l’Ontario est «mieux que les États-Unis» et que les Ontariens ne tolèrent pas les manifestations qui prônent la violence.