Il s’était fermement opposé à cette possibilité jusqu’à présent. Vendredi, le premier ministre Doug Ford a pourtant changé son fusil d’épaule et a annoncé qu’il se sentait maintenant prêt à considérer la possibilité d’un déconfinement par régions.

L’Ontario était l’une des seules provinces du Canada qui avait écarté la possibilité d’un déconfinement régional, qui permet à certaines régions moins touchées par la COVID-19 d’entamer leur déconfinement plus tôt que les autres.

En Ontario, 82% de tous les cas de coronavirus proviennent de Toronto, de Peel et de la région de York.

Maintenant qu’on a une meilleure idée des zones plus chaudes du virus, la province peut considérer une telle stratégie de déconfinement par régions, a expliqué le premier ministre, en conférence de presse.

L’une des raisons citées par le premier ministre pour expliquer son refus de se pencher sur la question du déconfinement régional était qu’il craignait que des gens de Toronto, par exemple, se déplacent vers les régions moins touchées et propagent le virus.

Le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, souhaite pouvoir compter sur la population afin que de telles situations ne se produisent pas. «J’espère que les Ontariens se respecteront les uns, les autres.»

Le gouvernement ontarien n’a pas prodigué d’échéancier, mais Doug Ford a assuré que le médecin hygiéniste en chef de la province étudie présentement la question.

Le premier ministre aurait reçu, depuis quelques jours, plusieurs demandes en ce sens de la part d’élus de son parti, qui trouvent injuste que certaines circonscriptions moins atteintes par le virus doivent subir les conséquences imposées par les zones plus chaudes, comme Toronto.

Selon M. Ford, pour quelqu’un dans sa position, il n’y a rien de pire que de ne pas être en mesure de changer d’idée en fonction des recommandations d’experts.