(Nouvelle journal du 19 mars 2020) François Nadeau de la Fromagerie Kapuskoise garde le cap pour son entreprise qui a maintenant cinq ans.

À la suite du changement de direction pour la Chèvre laitière de Hallébourg, il a dû ajuster certaines choses. « Si j’étais surpris ? Oui et non. On s’y attendait un peu. D’un point de vue entreprise, Marie-Estella devait produire 2 000 litres de lait pour être rentable, mais on ne pouvait pas en prendre plus que 1 000 litres. Je comprends sa décision de changer de cap et je suis très content qu’elle ait trouvé une autre direction pour son installation. Je lui souhaite beaucoup de succès », affirme François.

La Chèvre laitière avait des alpines et des nubiennes tandis que son nouveau fournisseur, basé à Matheson, a des chèvres saanen. « Le lait est plus riche en gras et en protéines. Donc, on va commencer à 600 litres, mais comme la composition est différente, on va avoir à peu près le même rendement qu’avant. Et en plus, les couts de production sont réduits et l’évaporation du lait plus clair. »

François Nadeau compte épuiser l’inventaire de fromage de chèvre existant avant de commencer la vente des nouveaux produits, afin de créer une démarcation claire. Le gout des produits risque aussi d’être affecté par le changement.

Le lait de chèvre vient d’une entreprise près d’où la Fromagerie Kapuskoise s’approvisionne déjà en lait de brebis. Les livraisons seront combinées, offrant d’autres moyens de réduire les couts. Dans sa lancée de succès, un nouveau contrat s’est concrétisé au niveau de la distribution. Depuis quelque temps, le 360, soit le restaurant de la tour du CN, offre à son menu un produit d’ici.

Dans sa Sélection de Fromages canadiens, avec baguette crostini, fruits séchés et noix ainsi que gelée de pommettes, on en retrouve quatre, notamment « le Kapuskasing, un fromage demimou au lait de vache à saveur crémeuse et beurrée, dont le centre est bordé de cendre végétale ».

L’entreprise a six employés, incluant le propriétaire et sa conjointe