Depuis janvier, Jean-Sébastien Gagné, son épouse Céline Audet et leurs trois enfants sont arrivés en ville en provenance de Montréal pour prendre les rênes du Canadian Tire de Hearst. Dynamique, déterminé et sympathique, Jean-Sébastien nous parle de son parcours jusqu’à nous.

LN : Comment ça va jusqu’à maintenant ? JSG : Assez intense. On est arrivé le 5 janvier. Les enfants commençaient l’école le 6 janvier, donc le lendemain du déménagement. J’ai trois enfants de 9, 6 et 4 ans. Et nous on prenait possession du magasin le 8 janvier. Mais ça va super bien pour les enfants à l’école. Ils tripent et se sont déjà fait plein d’amis. On était inquiet un peu ; c’est toujours stressant de déménager avec des enfants. Mais l’intégration se fait très bien. Ils font tous des activités. Ils n’ont jamais voulu jouer au hockey de leur vie et on arrive ici, tous les amis jouent, et mes deux plus vieux ont commencé le hockey et les trois font aussi de la natation. En plus, ils ont tous sauté d’une année parce qu’en Ontario c’est selon l’année de naissance, et au Québec, ça commence en septembre. Ils sont tous nés en octobre. C’est une autre adaptation en plein milieu de l’année. Mais ça va bien. Ils ont de bons professeurs.

LN : Est-ce que c’est la première fois que vous vous relocalisez comme ça ? JSG : Non ! J’ai habité cinq ans à La Sarre, en Abitibi. J’ai commencé à travailler pour Canadian Tire à Shawinigan, ensuite Trois-Rivières en Mauricie, par la suite à Roberval au Lac-Saint-Jean, puis Ste-Julie sur la rive sud de Montréal et là on s’en vient à Hearst. Mais j’ai grandi dans des petites villes et j’aime bien ça. Ça change le stress de Montréal. On ne s’en rend pas compte du stress de la ville, mais on le réalise quand on déménage ailleurs. Déjà, je vois une différence.

LN : Donc tu es originaire d’où ? JSG : C’est difficile à dire. J’ai habité à tellement d’endroits. Mon père était aussi propriétaire de Canadian Tire, alors j’ai été élevé là-dedans. Quand j’étais jeune, j’ai déménagé beaucoup au Québec. Mais je suis né à Montréal.

LN : Donc tu as le Canadian Tire dans le sang ? JSG : (rire) Oui, depuis toujours.

LN : Est-ce que c’est vous autres qui choisissez où vous aller ? JSG : Non, pour le premier magasin, on ne choisit jamais où on va. C’est le premier magasin qui s’est ouvert et c’est mon premier en tant que propriétaire. Dans les autres, j’étais directeur général. Comme propriétaire, tu pourrais être envoyé n’importe où au Canada. J’ai eu la chance de m’en venir ici. C’est un très bon premier magasin. Je suis super content.

LN : Quelles sortes d’études as-tu faites ? JSG : J’ai un diplôme d’études collégiales en informatique et un certificat en administration à l’Université de Trois-Rivières. C’est tout. J’ai joué de la musique et fait de la tournée pendant cinq ans. Je jouais du hardcore, assez underground, des tournées en Europe, aux États-Unis, le tour du Canada, mais je ne suis jamais venu à Hearst. Je jouais de la base. Et là, je joue du drum avec mon gars. On pratique, c’est bin l’fun. J’ai fait ça en même temps que mes études, jusqu’à l’appel de Canadian Tire, qui est arrivé soudainement. Ça n’était pas calculé.

LN : Et qu’est-ce que tu penses de Hearst jusqu’à maintenant ? JSG : Honnêtement, la première chose c’est que je trouve les gens vraiment sympathiques. C’est remarquable. Tout le monde est très accueillant, les gens viennent à toi, se présentent et ça donne l’occasion de se présenter aussi. Les gens sont contents que tu sois là, qu’on arrive avec des enfants. C’est l’fun. Les gens sont faciles d’approche. Et les gens veulent tous t’aider ! Et c’est comme ça avec le personnel aussi. Parfois, c’est plus difficile, quand les gens sont moins habitués à la nouveauté. Mais ici, le personnel est super correct et ouvert. J’arrive avec une belle équipe. Julien (Pigeon, ancien propriétaire) a fait un excellent travail ici. Je suis chanceux d’arriver après lui, que le magasin ne soit pas à l’envers et les employés sont heureux. Donc j’ai juste à continuer ça. Je connaissais bien Julien avant d’arriver. On est semblable, on aime les gens et je ne suis pas ici pour tout changer. C’est très positif. Je suis allé voir François Bellefeuille en spectacle et on voit une belle culture. Quand on est parti de Montréal, on était sur la pelouse. L’hiver, pas de neige, c’est plate. J’aime bien mieux avoir froid. Et on me dit que je suis très chanceux côté température, qu’il fait doux ! (rire) C’est moi qui apporte la belle température !

LN : Quels sont les changements que tu prévois ? JSG : J’essaye de rentrer un peu plus de produits, beaucoup de nouveaux produits. J’en ai déjà ajouté environ 300 dans à peu près tous les départements. C’est un magasin où on vend un peu de tout. On sert un peu de magasin général à la ville, donc je pense que c’est important de tenir un peu de tout. On est aussi très ouvert à commander le stock pour les clients. C’est important que les gens continuent d’acheter local. Je me suis donné comme devoir, en arrivant, d’acheter le plus ici, autant que possible. C’est important si les gens veulent conserver les magasins qu’ils ont, et pas juste le Canadian Tire, mais partout en ville, il faut acheter localement. C’est votre Canadian Tire. Pour plusieurs, ça fait encore plus longtemps que moi qu’ils viennent ici. C’est leur magasin. La compagnie est aussi à l’affut du côté environnement, essaye de faire le tournage vert autant que possible. Pour ma part, côté activité, je m’installe avec ma famille. Et j’aiderai dans la mesure du possible. Ensuite, on verra.