La Ville de Hearst se dit très inquiète quant à l’avenir de l’usine de biomasse Atlantic Power. Le contrat entre la Société financière de l’industrie de l’électricité de l’Ontario (SFIEO) et Calstock Power Plant (CPP) viendra à échéance en juin et rien ne laisse croire qu’il pourrait être renouvelé.

Malgré plusieurs tentatives de négociation, l’usine de biomasse de Calstock qui existe depuis 20 ans n’a toujours pas la certitude qu’elle sera en exploitation après la date butoir, ce qui contrarie énormément la Ville de Hearst.

Selon le maire de la Ville, Roger Sigouin, l’usine offre vingt emplois bien rémunérés, mais surtout achète annuellement pour 3,5 M$ de résidus forestiers provenant des scieries locales, ce qui contribue à près de 400 emplois indirects. « Advenant la fermeture de l’usine de biomasse, les forestières seront pognées avec leurs copeaux et seront moins compétitives financièrement », avance le maire.

Selon les calculs de la Ville, une prolongation du contrat d’électricité de CPP couterait aussi peu que 0,30 $ par année aux contribuables provinciaux moyens et assurerait la viabilité à long terme du secteur forestier.

Cette usine a été construite il y a vingt ans pour mettre fin à la pratique d’enfouissement des déchets de bois qui représente aujourd’hui environ 300 000 tonnes par année.

Dans le communiqué de presse, la Ville mentionne que le ministre de l’Énergie, Greg Rickford, a reporté plusieurs demandes de réunions avec le conseil municipal de Hearst. La Ville encourage la population du Nord à manifester son mécontentement directement auprès du ministre de l’Énergie, du Développement du Nord et des Mines de l’Ontario.

Le député provincial de Mashkegowuk-Baie James mentionne de son côté être au parfum de la situation. « J’attends de connaitre les intentions du ministre avant de me prononcer. Lorsque Atlantic Power me demandera d’intervenir, ça va me faire plaisir de le faire. En attendant, je suis le dossier de très près.